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Lecture du matin

  • Qui a Rondeurs des jours ?

    Parmi tout ce qu’on pourrait glaner de citations dans le livre de Gilles Vernet, Tout s’accélère, on choisit de relever celle de Giono, extraite de Rondeurs des jours. Quand on la rencontre, cette citation, on se réjouit car on aime Giono. On aime beaucoup Giono. Le lire est un plaisir et partager sa lecture en est un aussi.
    La voici :

    « Les jours commencent et finissent dans une heure trouble de la nuit. Ils n’ont pas la forme longue, de celle des choses qui vont vers un but: la flèche, la route, la course de l’homme. Ils ont la forme ronde, cette forme des choses éternelles et statiques : le soleil, le monde, Dieu. La civilisation a voulu nous persuader que nous allons vers quelque chose, un but lointain. Nous avons oublié que notre seul but, c’est vivre et que vivre nous le faisons chaque jour et qu’à toutes les heures de la journée nous atteignons notre but véritable si nous vivons. »

    C’est le début, si on se souvient bien, de Rondeurs des jours. On veut alors reprendre le volume dans la bibliothèque ; on suit tous les titres de Giono du bout de l’index mais, brutalement, on passe à Giraudoux. De Rondeurs des jours, point ! C’est la stupéfaction… Mais où ce livre est-il donc passé ? Que celui ou celle qui l’a emprunté se signale. Merci ! Entre temps, on a eu le plaisir de le commander à la Librairie Charlemagne. Mais quand même….



  • La question du lundi : regarder en arrière.

    Ce billet sera un peu long, un peu touffu sans doute, questionnant peut-être.
    Il y a peu, on a vécu encore un cataclysme qui fait se succéder un certain nombre de jours très gris. Et en même temps, comme dirait une certaine personne…., on avait en soi, et on l’a toujours, une sorte de paix intérieure. Pourquoi ?
    Un livre est donc venu à la rescousse : Découvrir un sens à sa vie, de Victor Frankl. Il y donne son témoignage personnel, bien sûr, mais également d’autres témoignages, de patients dont il s’est occupé. Il cite en particulier celui-ci : une femme était restée seule avec un enfant handicapé qu’elle avait élevé, faisant en sorte de « lui faciliter la vie autant que possible » ; elle avait perdu un autre enfant, encore tout jeune…. Sa détresse était immense, bien sûr, sa vie dure et elle n’y trouvait aucun sens. Après un travail avec ce thérapeute, elle avait pu sortir de cette terrible tristesse : « Je peux regarder en arrière en paix. Ma vie a été remplie de sens et j’ai fait de mon mieux pour me réaliser et aider mon fils. Ma vie n’a pas été un échec. »
    « Je peux regarder en arrière en paix ». Voilà la réponse. Ici, en dépit de tout, on regarde en arrière en paix, malgré tout ce qui a pu se passer de plus que difficile. Bien sûr il y a des échecs, bien sûr il y a des regrets, bien sûr les pertes ont été nombreuses et lourdes. Mais on est en paix, ce qui permet de vivre le jour de maintenant.

    Et vous, regardez-vous en arrière en paix ?