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Le livre-voisin


Lecture fort intéressante d’un article de La Croix sur la bibliothèque d’Umberto Eco installée désormais à Bologne et ouverte pour des visites guidées.
Un rappel : Umberto Eco avait 44000 livres dans sa maison de Milan, le long d’un couloir de 16 mètres de long. 35000 livres ont été apportés à Bologne.
Il avait un rangement très personnel des livres de sa bibliothèque. Ainsi, ceux qu’il utilisait pour son travail étaient rangés à hauteur des yeux, à portée de bras.
Ou les "livres-voisins". Il disait : « Le livre qu’on cherche n’est pas celui qu’on pense, mais celui d’à-côté. » Ce « le livre qu’on cherche n’est pas celui qu’on pense, mais celui d’à-côté », cela m’a fait sourire et penser à ma façon de ranger mes propres livres, bien que j’en aie beaucoup moins qu’Umberto Eco…


(1) La Croix, édition du jeudi 1er octobre 2026, La bibliothèque d’Umberto Eco s’ouvre à tous à Bologne, article de Laure Giuily, correspondante à Rome.

Commentaires

  • Le livre est aussi le centre de votre vie alors il est normal que le livre voisin existe aussi chez vous. D'ailleurs vous avez longuement parlé des livres qui ne sont jamais hasard quand on les trouve mais qui ont quelque chose à nous dire. Il devait en être de même chez Umberto Eco.

  • Ce n'est pas la première fois que je constate que La croix est un excellent journal.
    J'ignorais cette histoire des livres d'Umberto Eco.
    Je me demande si cette histoire de livres-voisins n'est pas aussi valable pour les médiathèques (et les librairies ^_^)

  • En effet, ce n'est jamais celui que l'on cherche que l'on trouve du premier coup, c'est toujours le voisin, qu'on prend le temps de feuilleter...
    Bonne journée

  • J’ai beaucoup de livres mais rien de comparable avec Umberto Eco, un auteur que j’adore. Il arrive que parfois lors d’un rangement je trouve un ou des livres que j’ai complètement oubliés, récemment cette redécouverte a rendu heureux mon petit fils, un livre sur Alexandre Le Grand et un autre sur Marco Polo. Agréable journée

  • Merci pour ces infos sur Eco, les bibliothèques sont nos secondes demeures en quelque sorte.
    Idem chez moi pour les dictionnaires, voisins de mon bureau, à portée de main, que j'ouvre de moins en moins souvent depuis que je me sers du TLFi en ligne. Les livres qui m'occupent trouvent leur place directement sur le bureau, du côté de la lampe. Quant au livre d'à côté, c'est vrai qu'il se rappelle à nous parfois. Merci, Marie & bonne journée.

  • Comme je regrette les « spectacles » d’Umberto Eco
    chez Bernard Pivot, la culture en ces années
    avait droit de cité tout de suite après le dîner,
    nos petits-enfants n’ont pas cette chance, hélas…

    Trêve de nostalgie, nous continuons à égrener
    les conseils…et l’humour du maestro
    et celui du livre-voisin me fait doublement sourire
    car, la semaine dernière, en cherchant
    un nouveau compagnon de table de chevet,
    j’ai choisi un ouvrage paru en 2018 :
    « N’espérez pas vous débarrasser des livres »
    écrit par Jean-Claude Carrière et…Umberto Eco !

    Merci, chère Marie, et malicieusement à toutes !

  • J'ai un peu (tout petit peu...) honte de l'avouer, je n'ai pas de bibliothèque.
    Lors de notre dernièr déménagement, nous avons fait du vide. En ce qui me concerne, je me suis rendu compte que je ne lisais pas les mêmes ouvrages deux fois, à part Agatha Christie et Jean d'Ormesson...
    Alors je me fournis à la bibliothèque.

  • une bibliothèque qui a de quoi plaire à tous les amoureux de la lecture. j'avoue que mes livres (beaucoup moins nombreux) sont rangés au hasard et quand je cherche une idée lecture, je tombe quelque fois sur de heureux hasards de livres retrouvés. bises.celine

  • Umberto Eco disait aussi ceci à propos des bibliothèques personnelles :
    « Il est insensé de penser qu'il faut lire tous les livres qu'on achète, tout comme il est insensé de critiquer ceux qui achètent plus de livres qu'ils ne pourront jamais en lire. Ce serait comme dire qu'il faut utiliser tous les couverts ou les lunettes, les tournevis ou les forets que vous avez achetés avant d'en acheter de nouveaux.
    Il y a des choses dans la vie pour lesquelles nous avons besoin de toujours avoir suffisamment de provisions, même si nous n'en utilisons qu'une petite partie.
    Si, par exemple, nous considérons les livres comme des médicaments, nous comprenons qu'il est bon d'en avoir plusieurs à la maison plutôt que quelques-uns : quand on veut se sentir mieux, alors on va au « placard à pharmacie » et on choisit un livre. un livre aléatoire, mais le bon livre pour le moment.
    C'est pourquoi vous devriez toujours avoir un choix nutritionnel !
    Ceux qui n'achètent qu'un seul livre, ne lisent que celui-là et s'en débarrassent ensuite. Ils appliquent simplement la mentalité de consommateur aux livres, c'est-à-dire qu'ils les considèrent comme un produit de consommation, un bien. Ceux qui aiment les livres savent qu'un livre est tout sauf une marchandise »
    Bonne lecture du livre "d'à côté"!

  • Un voisinage discret sur lequel nous pouvons toujours trouver appuis et ressources.
    "......un livre est une géographie permettant encore une liberté totale.....Siri Husveddt.
    Les bibliotheques n ont pas de frontières. Accueil et hospitalité sur les étagères nous invitent souvent à rencontrer l inattendu, l imprévu.
    Et cela peut infuser ensuite , qui sait dans nos relations de " bon voisinage ".

  • Je suis impressionnée par ce nombre de livres importants. Je suis admirative ! Bises

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