Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Pages du ciel

  • Les pages du ciel.

    En descendant de bon matin l’escalier arrondi, sentir le froid sur le carrelage, sur la rampe de bois et sur le mur. Ouvrir les volets pour regarder le ciel est le premier geste pour rompre le calme de la nuit dans la grande pièce. Dans une sorte de gémellité, le ciel aussi sent le froid. Pour s’en protéger, ce n’est pas un châle autour des épaules qu’il lui faut, mais une couverture tissée de nuages gaufrés – un petit nuage blanc, un petit nuage rose, un petit nuage blanc, un petit nuage rose – et malgré tout légère car elle laisse passer la lueur du jour qui pointe. Et, si on suit les lignes qui s’étirent et se plient, on pourrait faire rouler dans les doigts les franges tout au bout du côté de la mer.


  • Les pages du ciel.

    Les volets bleus
    comme en Grèce
    s’ouvrent sur
    le bleu-matin-de-printemps-d’une-chaude-journée-c’est-sûr
    du ciel.

    En plein milieu de ce qui sera bleu de l’azur d’ici
    sur la côte éponyme
    quand on dira sous la treille de vigne-vierge nouvellement née
    le Bénédicité,
    une plume-nuage fraîchement rose s’élance.

    Ecrira-t-elle un message de bienvenue ?
    Enfantera-t-elle un autre nuage qui, sorti d’elle, poursuivra dans le ciel cette multiplication au long du jour des jolis nuages blancs aux flancs bien rebondis, comme ceux que les enfants aiment dessiner ?