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Pages du ciel

  • Les pages du ciel.

    Lundi. Le ciel dans la colline. Il pare les amandiers en fleurs, les oliviers dansants et les restanques claires. Il s’allonge vers la mer et c’est un festival de bleus.
    Mardi. Ciel de vent. Les nuages font la course dans le mistral, mais ils ne rattrapent pas les oiseaux heureux de ces courants d’air qui les portent.
    Mercredi. C’est le ciel à la plage : immense et profond et bien plus large que tout décolleté. On s’y offre.
    Jeudi. Le gris du ciel est sans relief. Il a envahi tout autant les collines que la mer. Les gabians, eux, restent blancs, signes brefs que la clarté existe encore.
    Vendredi. On le regarde à l’est, car on se lève et on ouvre les volets. L’horizon est encore bouché de nuages soit gris soit violets, comme s’ils s’étaient couchés tard et voulaient retarder l’aube. Mais celle-ci est vaillante : elle pousse les nuages sombres de part et d’autre de la lumière du soleil qui s’avance, encore enveloppé d’une gangue de gaze blanche.
    Samedi. Ciel de l’après-midi à la fin du mois de février : pas un nuage, un azur impeccable du nord au sud et de l’est à l’ouest. Cette sobriété rassure, car elle annonce les ciels d’été qui sont assez semblables.

  • Les pages du ciel.

    Lundi. C’est un ciel gris, tout uniformément gris. Et tellement près qu’on se souvient de quelques mots d’une chanson de Jacques Brel : « avec un ciel si bas qu’on pourrait le toucher ».
    Mardi. De beaux gros cumulus blancs jouent à cache-cache avec le soleil. Alors, parfois on est dans l’ombre, et puis l’instant d’après, on ne l’est plus et il faut remettre sa main en visière. C’est rigolo.
    Mercredi. Malgré le froid aigu, on ne reste pas dans le roof le temps de la traversée car on a toujours soif du ciel. Le mistral en balayant toute trace de nuage a rendu parfaite la netteté des teintes et quasi primaires les couleurs de sa palette : blanc et vert pour les collines, bleu pour la mer et pour le ciel.
    Jeudi. A l’est, là où on repère le prochain lever du soleil car le ciel se rosit, de grandes cheminées de nuages violets s’élèvent au plus haut : est-ce le train de la nuit qui s’enfuit au plus vite ?
    Vendredi. C’est la nuit encore. Tout est bleu de Prusse, sauf la lune, bien sûr, brillamment croissantée. Une étoile, tout près d’elle, comme une mouche sur le visage d’une belle princesse, fait un décor parfait pour un dessin d’enfant.
    Samedi. Ciel en aquarelle en ce début de matin puisque de larges bandes roses et bleues sont tracées çà et là comme aurait pu le faire un peintre amateur qui ne sait pas encore dessiner les nuages. Le soleil est dans une brume très claire et mousseuse. On se doute que, quand il sera levé, il sera éblouissant, en concurrence, c’est certain, avec les mimosas.