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  • Chalamov : Mes Bibliothèques

    Je viens de lire d’une traite, puis relu une première fois puis une deuxième fois, « Mes Bibliothèques », de Chalamov.
    C’est un court texte d’une cinquantaine de pages, publié aux éditions Interférences.
    Un hommage aux livres.
    Où qu’on soit, il peut y avoir des livres. Un livre. Deux. Quelques-uns.
    Ces lieux qui sont des bibliothèques, quand on n’a soi-même aucun livre
    parce qu’on est pauvre
    parce qu’on est prisonnier
    parce qu’on vit dans un lieu éloigné de tout.
    Chalamov était pauvre.
    Il fut prisonnier des décennies.
    Libéré, il dut vivre loin de tout.
    C’est ce à quoi j’ai pensé tout d’abord en lisant ce texte : à savoir que même quand il n’y a qu’un seul livre, il peut être une bibliothèque à lui tout seul pour celui que ce seul livre rejoint et accompagne. « Les livres sont ce que nous avons de meilleur en cette vie, ils sont notre immortalité ». (1)



    (1) Chalamov, Mes Bibliothèques, traduit du russe par Sophie Bénech, Ed. Interférences, 1992, p. 53

  • Des souris et des hommes.

    Pour la première fois, lecture d’un roman graphique : Des souris et des hommes de Steinbeck, mis en images par Rébecca Dautremer. Magnifique. Eblouissant, même. Ces teintes ocre, rouge, terre de sienne… On les avait bien imaginés ainsi, George et Lennie, la femme de Curley, Curley lui-même, Crooks, le vieux Candy et son vieux chien, Slim, tous… mais surtout Lennie. Ce monde cruel et violent où la vie compte pour si peu et où l’amour n’a pas de place ; un monde de misère et de haine. Il faudra réemprunter ce livre, un autre jour, pour le regarder à nouveau.
    Le texte, on le connait bien pour l’avoir tellement lu. D’ailleurs, puisqu’on n’a pas retrouvé dans la bibliothèque ce roman en édition folio scrupuleusement annoté, ni A l’est d’Eden, non plus, on a profité d’une visite à la Fête de l’Olive à Ollioules pour aller au magasin de livres d’occasion le racheter. On l'a relu en deux soirées avec les belles images de Rébecca Dautremer en tête.