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Bonheur du jour

  • Les pages du ciel.

    Lundi. Deux ciels le matin. L’un, à l’est, d’une dominante rose, touffu de nuages sombres car sans doute encore endormis. L’autre à l’ouest, plutôt blanc.
    Mardi. Que de la nuit. Il fait froid : même les étoiles sont restées à l’abri.
    Mercredi. Ce sera le ciel du soir car le temps a manqué pour remarquer celui du matin. Ce sera le ciel du crépuscule plutôt que celui de l’aube. D’ailleurs, d’où vient le beau mot de crépuscule ? A l’ouest, le bleu vire au rose puis au violine et enfin à ce bleu du début de la nuit, encore clair finalement. Pas de nuages.
    Jeudi. Ciel lisse et impassible qui vaque à son occupation de l’aube : laisser la place au jour. Il fera clair.
    Vendredi. Les nuages forment comme des cheminées tout d’abord – c’est aussi l’hiver dans les cieux - puis se laissent modeler par le vent. On s’amuse à imaginer des formes, des pays, des gestes.


  • Encore jour.

    Rentrer à la maison, le soir, alors qu’il fait encore jour. On le savait le matin en partant, et on n’avait justement pas fermé les volets parce qu’on pourrait le faire seulement quand la nuit serait tombée et parce qu’on avait pensé que la petite maison, elle aussi, allait profiter de la clarté du jour.
    Rentrer à la maison alors qu’il fait encore jour, c’est rentrer plus tôt. C’est avoir du temps pour faire une chose ou une autre : préparer le repas, changer l’eau des fleurs, ranger ce qui traîne, et regarder la nuit tomber en étant bien à l’abri sous la lampe.