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Bonheur du jour

  • En cohérence avec soi-même, concerti pour piano, découvrir encore et encore.


    Il s’agit surtout, dans une vie, de rester en cohérence avec soi-même ; certains pourraient dire en harmonie avec soi-même ; oui, c’est à peu près la même chose. Cela ne signifie pas qu’il faille toujours suivre une ligne droite, qu’il soit interdit d’aller de ci de là pour prendre des risques, qu’il soit impossible de se tromper ou d’être trompé ni même qu’on soit à l’abri des épreuves. Mais quand on sait qui on est et qu’on agit en fonction des choix de vie qu’on a fait pour justement ne pas se perdre dans cet affolement du monde, c’est plus facile et, surtout, on évite ces compromissions terribles qui se font quand on veut absolument plaire à tout le monde. D’autant qu’on est pas parfait – d’ailleurs personne n’est parfait.

    Comme il est agréable d’écouter Allegretto, l’émission de Denisa Kerschova, surtout quand celle-ci est consacrée aux plus beaux concerti pour piano : Brahms, concerto n°2, Mozart, concerto n°1, Tchaïkovski, concerto en si bémol op. 23, Beethoven, concerto n°5, Grieg, concerto en la mineur op. 16, Chopin, concerto n°1, et d’autres qu’on découvre alors et c’est chouette de découvrir encore, d’apprendre encore.

  • Dans la maison calme, lectures en cours, Avrom Sutzkever.


    Dans la maison calme, les fleurs de la toile cirée jouent avec les rayons du soleil et il n’y a rien d’autre à faire que d’accorder les battements du cœur et les mouvements du souffle à ce temps de l’horloge, immuable, éternel. C’est ainsi qu’on reprise un accroc à la manche d’une chemise et qu’on écrit des mots dans un cahier de brouillon.

    Lectures en cours : Après La passion de détruire, La peur de la liberté, toujours d’Erich Fromm. Le soir, après Bayard et le crime d’Amboise, Le bureau des affaires occultes/Le fantôme du vicaire, toujours d’Eric Fouassier.

    Après avoir rangé dans la commode du linge fraîchement repassé, feuilleter Heures rapiécées d’Avrom Sutzkever dans le livre qui est toujours posé dessus pour être disponible à la lecture :

    les abeilles dans leur rencontre s’allaitent
    au même rêve et se séparent, chacune de son côté,
    s’envolant vers sa ruche – son foyer
    puis se rapprochent l’une après l’autre.

    leur bourdonnement au crépuscule devient le fil
    visible, audible par toi par moi, qui nous relie
    éternellement fils d’homme à fils d’homme
    bénis par l’étoile du matin et l’étoile du soir. (1)




    (1) Avrom Sutzkever, heures rapiécées, éditions de l’éclat, 2021, p. 350