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Bonheur du jour

  • La recette de la tarte aux herbes.

    Pour faire une bonne tarte aux herbes, il faut une bonne pâte à tarte, de bonnes herbes et du bon fromage.
    Pour la pâte à tarte, c’est chacun selon son goût mais ici, on mélange farine de blé et farine de riz (2/3 et 1/3), de la levure, de l’huile d’olive (4 cuillères à soupe à peu près), de l’eau (autant qu’il en faut). On malaxe bien et on laisse reposer.
    Pour les herbes, cela dépend de ce que l’on a ramené du marché et de ce qui reste de verdure. En général, un bouquet de persil, un bouquet de coriandre, un bouquet de ciboulette ; mais cela peut être aussi un bouquet de persil, un bouquet de céleri, un bouquet de basilic ; voire, un bouquet de persil, un bouquet de coriandre, les feuilles d’une botte de blettes ou celles des betteraves… Bref, les herbes qu’on a (Par exemple, si on a préparé des tiges de céleri pour un apéritif, on peut utiliser les feuilles dans la tarte). On rajoute sans hésiter la laitue qui date d’avant-hier et est un peu fanée ; ça marche aussi avec la feuille de chêne ou toute autre salade.
    Les herbes doivent être coupées très très très finement, en particulier le persil – car il n’est pas question de ne pas mettre les tiges : dans la tarte aux herbes, il n’y a pas de déchets. Pour cela, on les coupe sur la planche à découper avec le couteau dédié à cet effet. Il ne faut pas hésiter à couper, recouper, couper encore : cela demande un peu d’application.
    On met les herbes dans un saladier ; on y émiette la feta.
    On mélange bien.
    On étale au plus fin la pâte qui s’est bien reposée et on fonce le moule.
    On verse l’appareil et on rajoute une lichette d’huile d’olive. Quand on constate qu’il reste aussi un tout petit peu de parmesan, ou de pecorino, on peut toujours les mettre dessus.
    On met au four à peu près 30 mn, à 200°.

  • Femmes au crochet et au tricot.

    Aller voir une exposition magnifique de Joana Vasconcelos à l’Hôtel des Arts de Toulon. Autour du crochet et du tricot, des œuvres d’art créées, flamboyantes et tendres. Un petit film muet de quelques minutes montre des femmes crochetant et tricotant ; assises en rond ; sur une place ou dans une bibliothèque richement décorée ; n’importe où, en fait car elles font leur monde là où elles sont ; leurs mains s’affairent à un travail qu’on dit humble et que beaucoup méprisent ; il est lent et silencieux ; des mains jeunes ou marquées par l’âge et le travail ; des peaux blanches ou brunes ; des ongles lisses ou cassés, de ceux que plus aucune brosse ne pourra rendre neufs car le travail de force des années durant (retourner la terre, récurer les sols, …) les a marqués à jamais ; les crochets dansent entre les doigts avec une souplesse incroyable pour des tiges de fer ; on tire sur les fils de laine ; on regarde son ouvrage, on compte parfois des mailles, on reprend le rang ; on parle peu ; on sourit beaucoup.
    La vie est posée là, quotidienne et créative ; simplement cohérente.
    C’est beau.