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Bonheur du jour

  • Mozart et l’oiseau.

    Partir de bon matin.
    Il fait si calme dehors et la lumière est si rose que tout semble pur, comme si la nuit avait lavé le monde pour que l’aube étende au fil du jour un paysage parfait comme au premier matin du monde.
    Tout à coup, un oiseau chante et interrompt les préparatifs du départ.
    On le cherche dans les branches des arbres et on le trouve au sommet tout là-haut du chêne.
    Il faut partir cependant et on met de la musique pour accompagner la route.
    C’est Mozart. La sonate n°17. Maria Joao Pires.
    L’oiseau se tait un instant. Puis reprend son chant et suit les notes de la sonate. Il n’y a pas de doute : il est heureux de ne plus être seul à exprimer sa joie du matin au printemps.
    Alors, on attend pour partir et on laisse à l’oiseau le chant de Mozart jusqu’au bout.

  • Passer la soirée avec Marie et Rosa.

    Passer la soirée à lire L’idée ridicule de ne plus jamais te revoir, de Rosa Montero :

    « La douleur véritable est indicible. Si vous pouvez parler de ce qui vous angoisse, vous avez de la chance : ça veut dire que ça n’est pas si important. Parce que, quand la douleur s’abat sur vous sans palliatifs, ce qu’elle vous arrache en premier c’est les #mots. Il est probable que vous reconnaissiez ce que je dis : vous l’avez peut-être vécu, car la souffrance est une chose très commune dans toutes les vies (comme la joie). Je parle de cette douleur qui est tellement grande qu’elle ne semble même pas naître à l’intérieur de vous, c’est plutôt comme si vous aviez été enseveli par une avalanche. Voilà comment vous vous trouvez. Tellement enterré sous des tonnes de tristesse rocheuse que vous ne pouvez même pas parler. Vous êtes sûr et certain que personne ne va vous entendre ». (p. 25).