Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

La question du lundi

  • La question du lundi : le temps des cerises.

    En arrivant à La Criée, tout de suite sur la droite, dans une grande cagette, il y avait des cerises. Elles luisaient dans le soleil du matin, bien rouges, bien rondes.
    En mai, arrivent les cerises puisqu’au début du printemps on a vu les cerisiers fleurir. On se régale d’une première poignée qu’on amène à la maison en disant : « les premières cerises ! ». On en accroche aux oreilles des enfants pour en faire des pendants d’oreilles. Plus tard dans la saison, on fera du clafoutis et on discutera de savoir s’il faut garder les noyaux ou pas dans la préparation.
    On s’est dit, toujours en extase devant la cagette de cerises, qu’il y avait là une de ces infimes certitudes dont parle Kathleen Dean Moore dans son beau livre Le petit traité de philosophie naturelle : quelque chose qui reste encore sûr dans ce monde chaotique, un repère, et un émerveillement tout à la fois devant l’infini du monde.

    Quelle infime certitude souhaiteriez-vous partager ici ?

  • La question du lundi. L’agnotologie.

    On a été élevé dans le culte du savoir. On ne manquait jamais un jour d’école, sauf si on était malade au point de ne pas mettre un pied par terre. Et encore, on sentait une sorte de suspicion de comédie. On nous rappelait constamment qu’on avait de la chance d’apprendre.
    C’est pourquoi on a été très intéressée par une des dernières lettres de France Culture présentant une série « Voyage en agnotologie, pays de la science et de l’ignorance », où on apprend, entre autre, que « l’ignorance est un savoir comme un autre. C’est même une discipline scientifique récente : on l’appelle l’agnotologie, pour la science de l’ignorance. Elle étudie notamment comment certaines industries, comme celle du tabac, ont élevé la méconnaissance au rang d’art en
    diffusant une contre-science destinée à empêcher tout ce qui aurait pu entraver son business. Pour ceux qui produisent l’ignorance, l’investissement est coûteux. Il l’est plus encore pour ceux qui la subissent. » Et nombreux sont ceux qui ont un « penchant vers l’ignorance »…
    Que ce soit dans le domaine des sciences, ou de l’histoire, ou de la géographie, ou de la littérature, on se maintient dans un monde où le savoir est un atout et même plus, la liberté.

    Qu’en pensez-vous ?