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Phrases à méditer

  • Phrases à méditer.

    On sait que les mots ont un pouvoir extraordinaire qui est d’aller au-devant de celui ou de celle qui a besoin d’eux. Ainsi, alors qu’on attendait son tour quelque part, on se met à réfléchir sur la violence pour tenter, encore, de la comprendre, elle qu’on a côtoyée tant d’années et dont les effets continuent à se faire sentir, elle qu’on voit se répandre dans le monde sans rencontrer le moindre obstacle. L’attente se poursuivant ce matin-là, on feuillette une brochure dans laquelle on trouve quelques mots de cette chère Françoise Héritier, aujourd’hui disparue :

    « Appelons violence toute forme de contrainte de nature physique ou psychique susceptible d’entrainer la terreur, le déplacement, le malheur, la souffrance ou la mort d’un être animé ; tout acte d’intrusion qui a pour effet, volontaire ou involontaire, la dépossession d’autrui, le dommage ou la destruction d’objets inanimés. » (Françoise Héritier, De la violence, Odile Jacob, Paris, 1996).


  • Une phrase à méditer.

    A la fin du tendre livre, La papeterie Tsubaki, d’Ito Ogawa, l’héroïne qui est devenue écrivain public à la suite de sa grand-mère disparue, prend conscience que la colère a dirigé une bonne partie de sa vie. Elle repense alors aux erreurs commises durant sa jeunesse ; elle s’en veut d’avoir fait telles ou telles choses ; d’avoir dit tels mots ou de n’avoir pas prononcé d’autres mots. Un homme qu’elle a rencontré lui dit :

    « Plutôt que de rechercher ce qu’on a perdu, mieux vaut prendre soin de ce qui nous reste. »