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sanary sur mer

  • Moisson.

    Alors qu’on longe en voiture la Plage dorée entre Bandol et Sanary, s’arrêter, se garer, descendre sur le sable et y rester un moment avant de repartir.
    Repérer la première clématite Armandii en fleurs.
    Se régaler à poursuivre la lecture de la correspondance de Stefan Zweig et Romain Rolland. C’est la lecture du matin.
    Montrer à une jeune collègue qui apprend à tricoter comment changer de pelote de laine sans faire le moindre nœud.
    Etre là, près de quelqu’un qui vit une épreuve. Lui dire qu’on sera là tout le temps qu’il faudra parce qu’on sait que ce sera long.
    Etre accompagnée par quelqu’un quand il faut s’occuper d’un problème grave. Lui dire merci et s’entendre répondre qu’il sera là tant qu’il le faudra.
    Au rez-de-chaussée de la maison, faire un grand ménage de Printemps.
    Ecouter les concertos n°3 et n°4 de Beethoven.
    Ecrire quatre pages.
    Prendre le café du midi sur la terrasse, parce qu’il commence à faire doux.

  • Premier bouquet dans la colline.

    Aller marcher dans la colline du côté du Gros Cerveau. Le romarin est en fleurs et offre des touffes succulentes : on en cueille dans un sac en papier pour les prochaines tisanes, mais on garde trois tiges parmi les plus droites pour faire un petit bouquet qu’on garde à la main. Un peu plus loin, des fleurs jaunes font cligner les yeux. On rajoute deux fleurs aux branches de romarin et on se dit que vraiment, le bleu et le jaune, ensemble, c’est tellement joli. Le ciel sans nuage est tout à fait d’accord. Les branches des amandiers également : on laissera les fleurs car elles sont des fruits futurs même si on a bien envie d'en croquer quelques unes.