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sanary sur mer

  • Moisson.

    Apprendre que le bébé pour qui on a tricoté une couverture blanche est une petite fille – ressortir les catalogues pour regarder les modèles de robes.
    Constater chaque jour la croissance de l’ipomée.
    Compter, le matin, les fleurs du l’hibiscus.
    Aller au grand marché de Sanary – flâner dans les allées – puis aller lire le journal en terrasse, au Sport.
    Marcher jusqu’à la plage de Fabregas – au retour, croquer des pêches plates dont le jus coule jusque sur les avant-bras.
    Nager.
    Ecrire trois pages.
    Avoir le temps de lire le journal chaque jour.
    Faire une tarte abricots-myrtilles.
    De bonne heure, repasser le linge – au fur et à mesure, poser les pièces bien pliées les unes sur les autres – puis les ranger dans l’armoire et la commode.
    Recevoir une belle lettre.
    Ecouter la Mélodie hongroise de Schubert dans plusieurs versions.



  • Moisson.

    Aller à la ferme, comme tous les quinze jours, récupérer poulet, fromages de chèvre et œufs. Ces derniers sont si gros que la boite à œufs ne ferme plus. La chevrière confirme : « Et oui, en ce moment, les poules, elles pondent bien. »
    Sur le marché, prendre de belles asperges du Gard, des artichauts, de la salade, des cébettes. Le panier devient une belle variation de verts.
    A Sanary, admirer une exposition d’orchidées toutes plus magnifiques les unes que les autres. Certaines sont parfumées. On voit aussi des bonsaïs qui sont des petits pommiers en fleurs. On n’en avait jamais vu des comme ça.
    Passer un peu de temps à la librairie Baba Yaga et repartir avec quelques livres ; des policiers, et Dans la forêt, de Jean Hegland dont on a beaucoup entendu parler et au sujet duquel la libraire est dithyrambique. Laisser une commande.
    Poster deux lettres.
    Installer sur une étagère de la bibliothèque plusieurs reproductions de Rik Wouters.
    Ecrire quatre pages.
    Rater le bateau parce qu’on a trainé en chemin et donc avoir du temps pour lire en attendant le prochain.