En marchant à la fin du jour, sentiment de plénitude.
Quelques vers de T.S. Eliot reviennent en mémoire :
« - Quel est donc ce troisième qui marche à ton côté ?
Lorsque je compte il n’y a que nous deux
Mais lorsque je regarde au loin la route blanche
Il y a toujours un autre qui glisse à ton côté
Enveloppé d’un manteau brun, le chef voilé
Je ne sais pas si c’est un homme ou une femme
- Qui est-ce donc qui marche à ton côté ? »
(1) T.S. Eliot, La Terre vaine, traduit de l’anglais par Pierre Leyris, Ed. du Seuil, 1969, p. 85
Gourmandise de mots
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Qui marche à ton côté
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De mémoire
De mémoire, ce matin, ce poème de Verlaine appris il y a longtemps.
Mais je ne me souviens plus :
« blessent » ou « bercent » ?
Tant pis, les deux me vont bien que je préfère "bercent", bien sûr.
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent (bercent ?) mon cœur
D’une langueur monotone.
Tout suffocant et blême
Quand sonne l’heure
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure.
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte,
Deçà, delà,
Pareil à la feuille morte. (1)
(1) Paul Verlaine, Poèmes saturniens