La princesse de Clèves. 2
La princesse de Clèves, le prince de Clèves, la duchesse de Valentinois, monsieur le Dauphin, le roi de Navarre, le duc de Nemours, le duc de Guise, le prince de Condé, le duc de Nevers, le connétable, le maréchal, le vidame, le cardinal, le Roi, la Reine, le chevalier, …
passent leur temps à la Cour où tout se joue des faveurs et des défaveurs,
à jalouser les uns ou les autres,
à œuvrer pour avoir telle ou telle attention de la part d’un puissant,
à choisir un camp, puis un autre camp,
à s’aimer puis à se désaimer, frivoles et inconséquents,
s’entichant de l’un, s’entichant de l’une,
faisant de grandes promesses accompagnées de ce « pour toujours » si risqué.
C’est comme dans la vie d’aujourd’hui.
L’importance est de plaire.
Les sentiments sont intenses : au moment des déclarations d’amour, ceux qui les professent sont sincères mais il est fort possible qu’ils soient très vite attirés par un nouveau quinquet…
La Princesse de Clèves le sait, cela.
Alors, elle préfère les souffrances de « l’absence seule et l’éloignement » (1) à celles qui seront bien plus terribles de la fin d’un amour « pour toujours ».
Nous voulons tous que l’amour soit éternel.
Nous savons tous aussi que « loin des yeux, loin du cœur ».
D’ailleurs, ne voyant plus la Princesse de Clèves, la passion du Duc de Nemours finit par s’éteindre.
Gourmandise de mots
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« L’absence seule et l’éloignement »
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La Princesse de Clèves
6ème relecture de La Princesse de Clèves, de Madame de Lafayette.
Une relecture tous les dix ans, à peu près.
Edition Garnier Flammarion, 1966, n°82, chronologie et préface par Antoine Adam, professeur à la Sorbonne.
Texte intégral (186 pages)
Illustration de couverture : Maurice Gouju.
Livre usé ; la couverture est un peu écornée ; la tranche du livre est tâchée d’humidité.
Le livre s’ouvre facilement aux pages que je préfère.
J’aime beaucoup revenir à ce livre qui m’a éblouie alors que j’étais jeune et qui ne cesse de m’éblouir encore à chaque relecture.
Et, si moi j’ai pris des rides, si le livre porte les marques du temps, l’histoire, non.