Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Gourmandise de mots

  • Lectures


    Fin de la relecture de La Princesse de Clèves à propos de laquelle j’ai écrit un texte bien trop long pour être publié ici. J’en mettrai prochainement un extrait.

    Début de la relecture de Don Quichotte de Cervantès. Une relecture que je voulais faire depuis longtemps. J’ai une édition en deux tomes, au Seuil, avec une préface de Jean-Claude Chevalier et une traduction d’Aline Schulman.

    Lecture durant de très chaudes après-midi de :
    - La Femme du pasteur, un roman d’Elizabeth Von Arnim, que j’ai trouvé formidable. Roman cruel sur la vie des femmes et aussi très drôle, comme tous les livres de cette auteure que j’ai toujours beaucoup aimée depuis que j’avais lu, il y a des lustres, Avril enchanté.
    - L’Etrange défaite, de Marc Bloch. Là aussi, beaucoup de lucidité dans ce témoignage.

  • « L’absence seule et l’éloignement »

    La princesse de Clèves. 2

    La princesse de Clèves, le prince de Clèves, la duchesse de Valentinois, monsieur le Dauphin, le roi de Navarre, le duc de Nemours, le duc de Guise, le prince de Condé, le duc de Nevers, le connétable, le maréchal, le vidame, le cardinal, le Roi, la Reine, le chevalier, …
    passent leur temps à la Cour où tout se joue des faveurs et des défaveurs,
    à jalouser les uns ou les autres,
    à œuvrer pour avoir telle ou telle attention de la part d’un puissant,
    à choisir un camp, puis un autre camp,
    à s’aimer puis à se désaimer, frivoles et inconséquents,
    s’entichant de l’un, s’entichant de l’une,
    faisant de grandes promesses accompagnées de ce « pour toujours » si risqué.
    C’est comme dans la vie d’aujourd’hui.
    L’importance est de plaire.
    Les sentiments sont intenses : au moment des déclarations d’amour, ceux qui les professent sont sincères mais il est fort possible qu’ils soient très vite attirés par un nouveau quinquet…
    La Princesse de Clèves le sait, cela.
    Alors, elle préfère les souffrances de « l’absence seule et l’éloignement » (1) à celles qui seront bien plus terribles de la fin d’un amour « pour toujours ».
    Nous voulons tous que l’amour soit éternel.
    Nous savons tous aussi que « loin des yeux, loin du cœur ».
    D’ailleurs, ne voyant plus la Princesse de Clèves, la passion du Duc de Nemours finit par s’éteindre.