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Dans la cuisine

  • Dans la cuisine : recette de la marmelade d’oranges amères.

    Il faut à peu près 500 gr de sucre pour 1 kg d’oranges. Enfin, à voir ; on peut aller jusqu’à 750 gr de sucre, ça dépend des oranges. Ca dépend de quoi des oranges ? Et bien, ça dépend des oranges, si elles sont juteuses ou pas, et parfois, ça dépend des années aussi. Ah.

    Le premier jour, zester les oranges. Attention, il faut zester fin. Dans la marmelade, tout est dans le zeste. D’accord. Mais si on a zesté gros, on peut recouper. Le plus simple, c’est de s’appliquer à zester fin, comme ça, tu n’as pas à recouper. Ah oui, effectivement. Donc, mettre les zestes à tremper dans de l’eau. Il faut à peu près un litre d’eau pour un kilo d’oranges. En fait, on pèse les oranges au début et ensuite, on voit. On ne pèse pas les zestes ? Non. Au début, il faut peser les oranges entières, tout simplement. 1 kg d’oranges = 1 litre d’eau = 500 gr de sucre. A peu près.

    Le deuxième jour, exprimer le jus des oranges dans un saladier en ayant soin de garder les pépins de côté : mettre ceux-ci dans un vieux morceau de tissu blanc (quand un drap est usé et qu’il ne peut plus servir pour faire le lit, on doit garder l’étoffe soit d’un seul tenant, soit en la coupant en morceaux d’un format raisonnable ; ces morceaux peuvent servir pour tout un tas de choses : essuyer les verres en cristal – le coton usé ne peluche pas ; protéger de la layette en cours de tricotage, même si les aiguilles dépassent, ce n’est pas grave, l’important c’est que la laine soit protégée ; ou encore d’autres choses qui ne viennent pas à l’esprit maintenant, mais donc ces morceaux peuvent servir pour les pépins des confitures. Où on en était ? Ah oui, aux pépins.

    Donc, on met les pépins avec les zestes, et on met aussi la moitié du sucre. On fait bouillir un bon moment ; trois quart d’heure, à peu près. Une heure peut-être. A l’œil, on voit que le liquide a bien diminué. Alors ça, on peut le faire le matin, et laisser reposer jusqu’à l’après-midi après le repas pour continuer. Mais, c’est mieux d’attendre jusqu’au lendemain. Ça fait trois jours, alors ? Oui. Trois jours…. Et on fera combien de pots ? Et bien ça dépend de combien il y a d’oranges ; et on ne fait pas de la confiture pour trois pots parce que ça use du gaz, quand même. Oui, effectivement.

    Donc, on dit qu’on est le lendemain, le troisième jour, ou l’après-midi du deuxième jour. Rajouter le reste de sucre et le jus des oranges. Là, faire cuire jusqu’à ce que la confiture prenne. Pour le savoir, ce n’est pas difficile : il s’agit de mettre un peu de confiture dans un bol qu’on laisse refroidir sur le marbre du buffet ; on voit alors si la confiture a pris. Et si on n’a pas de marbre à la maison, c’est possible de faire refroidir au réfrigérateur ? Bien sûr. Et on peut mettre du sucre à confiture pour que ça prenne mieux ? Mais il n’y a aucune raison car les pépins donnent la pectine et permettent à la confiture de prendre. D’ailleurs, il faut les écraser avant de les mettre dans le linge, j’ai oublié de le dire, comme ça la pectine sort mieux. Ecraser les pépins ? Oui. Et bien regarder si les zestes sont bien transparents : ils doivent fondre sous la dent quand on mange la marmelade.

    Et enfin, mettre la confiture dans les pots. Alors les pots, il faut les avoir ébouillantés avant et les laisser sécher sur un linge. Bien penser à remplir les pots à ras bord avant de les fermer et de les retourner. Sinon, on peut mettre de la paraffine aussi. Alors, quand tu donnes un pot à quelqu’un, il faut qu’il ramène et le pot et le rond de paraffine.

    C’est tout ?

  • La marmelade est faite.

    Voilà, les pots sont gentiment alignés sur le plan de travail de la cuisine. Ils auront bientôt leur petite étiquette et ils partiront vers leurs destinataires.
    On a enlevé des zestes et des zestes qu’on a fait longuement cuire. « Dans la marmelade, tout est dans le zeste ».
    On a pelé à vif, exprimé le jus, mis les pépins dans une gaze, pesé, attendu, mélangé une première fois, laissé reposer et refroidir, on est revenu plusieurs heures plus tard pour faire recuire, on a tourné, tourné, tourné, on s’est un peu brûlé en remplissant les pots. La maison a embaumé l’orange et on avait les bouts des doigts un peu jaunis.
    On aimerait bien en faire encore. Il faudra voir s’il en reste, de ces odorantes oranges hyéroises.