En lisant la correspondance entre Vanessa Bell et Virginia Woolf qui vient d’être éditée par Les Editions de la Table Ronde sous le titre « Baisers du Singe », j’étais émue des liens très intenses qu’il y avait entre ces deux sœurs. Des chamailleries parfois, certes, des vies différentes, mais un lien fort qui s’est maintenu jusqu’au bout en dépit des drames vécus dans l’enfance, de ceux vécus ensuite… Ce souci de l’une pour l’autre et vice versa. Ce respect de chacune pour l’art de l’autre… Vraiment, c’est émouvant.
Elles s’écrivaient tout le temps et partout ; ce qui m’a rappelé combien à une époque le courrier postal était aisé même quand on vivait dans un lieu retiré ; plusieurs distributions par jour... Elles se téléphonaient aussi quand c’était possible. Aujourd’hui, nul doute qu’elles se seraient envoyés des mails parce que, finalement, bien qu’elles aient chacune leur vie, leur art, leurs amours, et que quand on est grand, on a un chez soi, elles n’aimaient pas être séparées.
Elles sont restées proches et n'ont jamais cessé de se parler.
Quel plaisir de lire cette correspondance !
Virginia Woolf et Vanessa Bell : Baisers du Singe, Correspondance 1904-1941, Traduit de l’anglais par Carine Bratzlavsky et Anne-Marie Smith-Di Basio, Préface de Cécile Wajsbrot, Editions La Table Ronde, avril 2026.
Commentaires
c'est un bonheur d'avoir des liens aussi forts entre sœurs !! C'était le cas chez moi mais à mon grand désespoir ma sœur a tout oublié lors de la succession de notre mère. Ainsi va la vie !!! Agréable fin de journée.
Oh oui, ce doit être une bien agréable correspondance. On est heureux de rencontrer de telles personnes.
tu me donnes vraiment envie de lire cette correspondance
j' ai 2 sœurs, l' une vit à l' étranger, on s' envoie des courriels chaque jour, mais assez "vides", par contre je suis très liée à la plus jeune, et avec ma fille nous formons un trio, on partage tout et c' est très agréable, enrichissant et "aidant", je pense, pour chacune. Quelle chance !
Une correspondance que je lirai ; une de mes nièces découvre Virginia Woolf en ce moment, je pourrai partager la lecture avec elle. Hélas, pas avec ma soeur qui ne lit pas.
J'ai une soeur, mais beaucoup d'écart ( 14 ans) et peu de points communs et peu de vécus ensemble ( elle n'avait pas 7 ans quand je me suis mariée). Mais je maintiens les liens...
La correspondance postale est réservée à ceux et celles qui l'apprécient. Et qui répondront certainement.
Le livre m'intéresse. Merci pour le partage.
Bonne journée
Je ne connais pas cette correspondance mais il me faudrait relire et continuer à découvrir l'oeuvre de Virginia Wolf...J'aime ma soeur, nous nous voyons souvent mais nous n'avons pas gardé des liens aussi forts parce qu'elle a toujours été jalouse de moi qui suis la petite dernière, je n'y peux rien, il y a ainsi des choses pour lesquelles on ne peut rien dans la vie et c'est toujours moi qui fais le premier pas pour garder le lien...et je continuerai à le faire, ça c'est certain.
Des liens aussi forts entre soeurs doivent être agréables à lire ! Je note ce livre !
Des liens aussi forts entre soeurs doivent être agréables à lire ! Je note ce livre !
Des liens aussi forts entre soeurs doivent être agréables à lire ! Je note ce livre !
c'est tendre cette relation que la vie a protégé, ce n'est malheureusement pas pareil pour tous ...
amitié .
Tu trouves toujours des lectures intéressantes. Avec m soeur nous échangeons souvent des sms. J'ai été peinée quand elle a décidé de partir près des Alpes après sa retraite. Bises
Une belle correspondance, alors qu aujourd'hui , sms et mails si peu chaleureux ont remplacé la plume.
Les correspondances écrites ont un charme intemporel,
celles de nos anglaises en sont sûrement emplies
mais les envois par mails ont une supériorité,
celle de déclencher l’émotion par les photos :
avec ma sœur, nous échangeons très souvent
les souvenirs du passé et lundi, elle m’a encore avoué
qu’un dessin lui avait fait venir une larme à l’œil…
La nostalgie, la joie, la surprise et aussi la tristesse
s’envolent à tout propos entre nous qui sommes restées
les deux petites filles de « la grande prairie »…
Merci, Marie, ma correspondante porte le même prénom
que vous !
Tiens, c'est amusant. Je suis justement en train de lire La correspondante de Virginia Evans qui remet un peu au goût du jour les échanges épistolaires à l'ancienne. Ici, cette correspondance réelle entre deux soeurs doit être bien émouvante à suivre.
J'aime beaucoup l'art épistolaires, trouvant étrange cependant que des personnes gardent systématiquement les brouillons qu'on peut faire éditer ensuite. Cela me rappelle la correspondance de Nancy Houston avec Leïla...? Ou Colette à sa fille, comme Mme de Sévigné en ce moment. Je note ce livre.
J'aime envoyer des courriers à mes soeurs, des cartes postales de nos rares escapades mais les echanges de photos par telephobe m'ont permis de nouer plus d'intimité avec une soeur moins prolixe, mon frère. .. une grande satisfaction