En lisant la correspondance entre Vanessa Bell et Virginia Woolf qui vient d’être éditée par Les Editions de la Table Ronde sous le titre « Baisers du Singe », j’étais émue des liens très intenses qu’il y avait entre ces deux sœurs. Des chamailleries parfois, certes, des vies différentes, mais un lien fort qui s’est maintenu jusqu’au bout en dépit des drames vécus dans l’enfance, de ceux vécus ensuite… Ce souci de l’une pour l’autre et vice versa. Ce respect de chacune pour l’art de l’autre… Vraiment, c’est émouvant.
Elles s’écrivaient tout le temps et partout ; ce qui m’a rappelé combien à une époque le courrier postal était aisé même quand on vivait dans un lieu retiré ; plusieurs distributions par jour... Elles se téléphonaient aussi quand c’était possible. Aujourd’hui, nul doute qu’elles se seraient envoyés des mails parce que, finalement, bien qu’elles aient chacune leur vie, leur art, leurs amours, et que quand on est grand, on a un chez soi, elles n’aimaient pas être séparées.
Elles sont restées proches et n'ont jamais cessé de se parler.
Quel plaisir de lire cette correspondance !
Virginia Woolf et Vanessa Bell : Baisers du Singe, Correspondance 1904-1941, Traduit de l’anglais par Carine Bratzlavsky et Anne-Marie Smith-Di Basio, Préface de Cécile Wajsbrot, Editions La Table Ronde, avril 2026.
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Rester proches