Pouvoir quitter les lieux envahis par la télévision du dimanche et aller s’asseoir dehors, ne serait-ce que quelques instants, écouter le silence, compter les arbres et les nuages et pousser du bout du pied quelques feuilles racornies par le gel. Etre là et respirer. Ressentir ce qui se passe dans cet instant précieux et irremplaçable qu’on aurait pu rater.
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14 février 2010. L’instant précieux.
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8 janvier 2010. Après midi en silence.
Il pleut et il fait très froid. Il y a si peu de jour qu’il faut allumer les lampes dès le début de l’après-midi. Je ne travaille pas aujourd’hui. Je m’installe dans un fauteuil, près de la fenêtre pour avoir de la lumière, et je brode une initiale au point de croix en regardant, de temps en temps, la pluie frapper le sol, les feuilles et parfois même les vitres, les branches gesticuler dans l’air. Tout est silencieux, à part le bruit de la pluie. S’il neige, il y aura encore plus de silence.