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Thoronet

Sur le chemin du retour, samedi, je regardais la forêt que nous traversions. Le paysage était vert et serein. Nous n’étions pas si loin de l’abbaye du Thoronet, un lieu que j’aime infiniment et que je visite de temps en temps au hasard de mes allers et venues dans le Var.
La pierre nue de ces bâtisseurs du XII° siècle.
Qui est toujours là.
Et nous aussi nous y sommes restés un long moment.
En rentrant à la maison, j’ai repris ce livre qu’un ami cher m’avait fait connaître alors que j’étais toute jeune : "Les pierres sauvages", de Fernand Pouillon. Au début du livre : « C’est aujourd’hui, après quatre heures de marche que nous sommes arrivés au Thoronet, forêt sereine et grave, verte vallée, étroite et peu profonde, traversée par un ruisseau dont le cours, au lieu-dit, va vers le levant. » (1)


(1) Fernand Pouillon, Les pierres sauvages, Ed. du Seuil, 1964, p. 9

Commentaires

  • Une belle description sur l'Abbaye du thoronet, de Pouillon un livre qui e tente .
    Merci pour la balade en mots...
    Bonne journée

  • Il me semble bien avoir visité cette Abbaye.
    Mais j'en ai beaucoup vu, car nous nous arrêtons toujours systématiquement lorsque nous passons près de l'une d'elles. Et j'ai la mémoire qui flanche !!!...

  • merci ; vue plusieurs fois ( ce n' est pas très loin de chez moi )
    contente pour toi

  • Merveilleux endroit et merveilleux livre... Que de beauté dans tout cela, belle semaine Marie, à bientôt. brigitte

  • Comme toutes vos fidèles, chère Marie, j’aime cette évocation
    d’un lieu visité il y a de longues années en séjournant
    chez des amis installés d’abord à Gonfaron
    puis au Cannet-des-Maures : heureux souvenirs…

    Le Thoronet fait partie de ces moments qui nous reviennent
    lorsque nous nous retournons sur le passé,
    sur le calme que nous continuons à rechercher, à chérir !
    Moins séduisante que Sénanque ou Fontenay en Bourgogne,
    elle résume la simplicité et la gravité médiévales,
    toutes vertus bien utiles en notre siècle tonitruant .

    Bonne semaine d’entrée en automne, saison de la PENSÉE !

  • Peut-être est-ce cela, finalement, la force des lieux anciens : ils nous accueillent tels que nous sommes, puis nous rendent à nous-mêmes, un peu plus silencieux, un peu plus attentifs à ce qui demeure.

  • J'y suis allée avec mon mari et ses parents en 85 ou 86. Les soeurs y habitaient depuis peu. Bises

  • J'avais oublié que le Thoronet était aussi une forêt ? Je me rappellerai toujours l'extraordinaire réverbération que renvoient les murs de l'église quand on y chante...

  • Comme Odile, je traque avec délice les abbayes lors de mes pérégrinations hexagonales, et garde un d'autant bon souvenir de celle du Thoronet qu'elle fut visitée lorsque ma mère acceptait encore de faire quelques sorties.
    Sénanque, Cluny, Fontenay, Saintes, sans oublier toutes celles qui bordent la Seine... Mais ma préférée reste Beauport, la merveille...

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