De mémoire, ce matin, ce poème de Verlaine appris il y a longtemps.
Mais je ne me souviens plus :
« blessent » ou « bercent » ?
Tant pis, les deux me vont bien que je préfère "bercent", bien sûr.
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent (bercent ?) mon cœur
D’une langueur monotone.
Tout suffocant et blême
Quand sonne l’heure
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure.
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte,
Deçà, delà,
Pareil à la feuille morte. (1)
(1) Paul Verlaine, Poèmes saturniens