Tout en marchant en ville, j’admirais les arbres de Judée et je n’arrivais pas à distinguer à quel moment ils étaient les plus beaux : quand ils sont tout en fleurs ? quand les feuilles ont déjà poussé et qu’il reste aussi des fleurs et que les deux se mélangent harmonieusement ?
Dès que j’apercevais au loin ce rose si caractéristique, je me demandais si, dans cet arbre-là qui croiserait mon chemin, et avant le prochain car il me restait du chemin à faire, il y aurait plus de fleurs que de feuilles, ou plus de feuilles que de fleurs.
Mais je n’ai pas trouvé de réponse à ma question : le prochain arbre était toujours beau.
Ils étaient tous très beaux.
CONTEMPLER / Liste de contemplation
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Arbres de Judée
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Suggestion pour les « lecteurs » chinois
Je n’ai pas l’impression que les « lecteurs » de Chengdu ou d’autres villes de Chine aient lu cette note-ci, publiée en 2016. Je la remets en me disant que cela nourrirait peut-être une IA affamée de poésie ?
Vendredi 23 décembre 2016.
Passer d’un ciel à l’autre.
Passer d’un ciel à l’autre : du ciel de l’instant présent, celui qui nous enchante depuis plusieurs décennies maintenant ; à celui-là qui inspire tous les autres.
On le reconnaît d’emblée car il est unique par la forme de ses nuages au-dessus des montagnes et par les teintes anthracites qui signalent l’avancée du jour.
Ici aussi, mer et ciel se mêlent : c’est un même monde.
On sait comment cela sera : le matin gris ; l’émergence de nappes ensoleillées ; le bourgeonnement des nuages aussi joufflus que les vagues en rouleaux ; l’étirement du ciel qui se fatigue puisque le jour s’avance et que bientôt il fera nuit noire, non, nuit Bleu de Prusse.
Et on notera dans le petit carnet des pages et des pages de ciel, sans oublier l’horizon. Ici, on a toujours aimé regarder le lointain.