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Petite moisson de contemplation.


Après un long moment à marcher sur la route qui serpente le long du grand lac, obliquer à droite pour suivre le sentier qui s’achemine vers une sorte de promontoire un peu plus haut. Il fait chaud. De part et d’autre, des maisons, des jardins, des arbustes abondamment fleuris - laurier-rose, bignones, buddleias -, des arbres aussi, des feuillus tout autant que des résineux. Et puis tout à coup, plus de maisons, plus de jardins, rien qu’une sorte de grand pré qu’on pourrait prendre pour une lande ; des fleurs de trèfle, des brins d’herbe, des liserons rampants, différentes sortes de marguerites-pâquerettes parfois un peu hautes, parfois au ras du sol. C’est en redescendant alors que les jambes commencent à être fourbues qu’on les voit, de part et d’autres du chemin, hautes haies, les futures mûres. Au milieu de leurs tiges-ronces aux fines épines, elles flamboient d’un rouge incarnat. Elles sont admirables. Innombrables. Tranquilles. Combien de grains dans chaque baie ? Peu importe. Autant qu’il est utile pour que la baie quand elle sera le moment venu d’un violet si sombre qu’on pourra le croire quasiment noir, soit goûteuse à souhait.

Commentaires

  • Tes mots disent si bien qu'on voit et marche avec toi.
    Ces rouges, variant du rose au rouge , c'est vrai, très fort, sont pareilles ici, porteurs de tant de promesses. Miam. Bonne journée Marie.

  • Un belle balade sous le soleil ! je les vois ces futures mûres, encore faut-il qu'il ne fasse pas trop sec ni trop chaud pour qu'elles deviennent juteuses...Belle fin de semaine

  • Une promenade dans un jardin ou dans la nature
    est toujours le meilleur moyen de sortir de l'enfermement
    dans la brûlante actualité .

    Les "Rêveries d'un promeneur solitaire", écrites par J.J. Rousseau
    dans la dernière partie de sa vie, en témoignent encore :
    «En sortant d'une longue et douce rêverie, en me voyant entouré de verdure, de fleurs, d'oiseaux et laissant errer mes yeux au loin sur les romanesques rivages qui bordaient une vaste étendue d'eau claire et cristalline, j'assimilais à mes fictions tous ces aimables objets ; et me trouvant enfin ramené par degrés à moi-même et à ce qui m'entourait, je ne pouvais marquer le point de séparation des fictions aux réalités ; tant tout concourait également à me rendre chère la vie recueillie et solitaire que je menais dans ce beau séjour.»

    Oui, Marie, votre attention aux petites mais si belles choses de la vie
    prolonge notre questionnement permanent en lui donnant
    des couleurs chaleureuses ou des promesses de cueillettes futures !

  • Merci pour cette promenade savoureuse... :)
    Passe une douce journée, Marie.

  • Ah! Les promenades dans la campagne! Je les voit d'ici tes mûres et je les savoure déjà!
    Bonne fin de semaine Marie, bises.

  • Belle balade bouclée avec une promesse gourmande ! Vois-tu des papillons sur les buddleias ? Ils sont si rares ici à présent.

  • Les promenades en campagne sont toujours de merveilleux moments, quelle que soit la région où on s'y adonne. Les mûres annoncent souvent le versant descendant de l'été, celui où les blés moissonnés, les fêtes du 15 août passées, on songe déjà à septembre...
    Mais nous n'y sommes pas ! Belle journée ! Ici canicule quasi insoutenable en ville : je vais m'évader vers Versailles :-)
    Dominique

  • Merci pour cette jolie balade, durant laquelle on côtoie les fleurs qui tapissent l'herbe de ce grand pré. Bientôt quand les mûres seront violettes et à point on pourra faire des confitures...
    Belle journée

  • le plaisir des balades, du soleil, des baies futures ou celles que l'on grapille pas assez mûres

  • c'est beau !
    je profite du beau temps pour tailler ce qui doit l'être ... et donner à qui veut le voir un parc de verdure domestiquée ... bordé de ronces où bientôt ... les mûres seront à déguster ...
    amitié .

  • J'ai l'impression que tu réponds à mon billet du 20 juillet sur "l'immortalité"
    de Kundera (le hasard)
    Tu nous démontres le plaisir de quitter la route pour s'insinuer sur un petit sentier qui déploie ses beautés, sa nature colorée parfumée comme les mûres que tu croises sur ton chemin ; une belle balade !
    merci Marie.

  • Je vis dans un hameau du Périgord, j'oublie ce qu'est la ville. Je regarde de la table sous l'auvent la grande jarre emplie de canna, derrière les herbes de la pampa frémissantes au vent léger... Je suis sur le même longueur d'ondes que toi, en harmonie. Dan s la paix. bientôt, nous glanerons les mûres, mais déjà les pruniers éparpillent au sol leur récolte

  • Belle promenade ! Plaisir des yeux et promesse gustative.
    La cueillette des mûres c'est ma madeleine de Proust !
    Bonne soirée!

  • Belle description de la surprise.. Année à mûres un.oeu partout il semblerait cet été. Bon samedi

  • Elles sont belles les mûres, elle font plein de tâches sur les doigts, et en tarte quel régal mais il faut les cueillir et sans se piquer !

  • tu nous parles avec amour de cette promenade
    comme si en plus de voir tu ressentais !!!
    j'ai beaucoup aimé tes mots chez Sedna
    muchos besos
    tilk

  • Mon mari aimait beaucoup cueillir des mûres à la fin de l'été, il en faisait des confitures. Mon fils allait aussi en chercher. On en voit moins, les ouvriers de la mairie taillent les haies de notre avenue, près du cimetière. Il faudrait aller plus loin en chercher, mais il fait trop chaud. Il faudrait que je pense à le faire dans un mois, s'il ne fait pas trop lourd. Bonne semaine.

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