Dans un lieu très éloigné des routes passantes,
près d’un sommet de montagne,
rester au milieu des arbres et des quelques chapelles construites là pour venir s’y ressourcer.
Ici, c’est un sanctuaire.
C’est bien de mettre une majuscule : Sanctuaire.
Et, effectivement, là, on se ressource au milieu d’un silence plein qui nourrit et reconstruit car il est d’une grande densité.
Des oiseaux chantent.
Des petits animaux se faufilent dans les feuilles sans se laisser voir non plus.
Les feuilles murmurent sous le souffle du vent.
En suivant le sentier, on va et on vient entre des tâches de lumière et d’ombre.
Les arbres sont d’accord pour que leurs racines deviennent nos propres racines.
Ils ont tous plusieurs siècles.
Les pierres des chapelles aussi.
Mais les plus âgés sont les montagnes, le ciel, le soleil, les nuages, l’air.
Rencontre féconde.