Ecouter le concert du Nouvel An de Vienne
en tricotant
en marquant la cadence par des hochements de tête ou des petits tapements de pieds
en tapant dans les mains au moment de la fameuse Marche de Radetzky,
mais pas trop fort,
pour pouvoir entendre le souvenir de celles qui faisaient pareil
chaque année
jusqu’au moment où le désir impérieux de se lever et de danser se faisait sentir.
Et alors, on poussait les fauteuils.
MOISSONNER / Bonheur du jour quotidien
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Et alors, on poussait les fauteuils
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2026. Etre souriant
J’ai perdu mon sourire pendant des décennies puis je l’ai retrouvé au fur et à mesure que la vie a de nouveau prospéré. Partout où je vais, maintenant, je souris. Comme tout à chacun, je pleure aussi quand j’ai du chagrin ou quand j’aide à porter un chagrin, ou quand le monde autour de moi, autour de nous, affiche insolemment sa folie et son chaos.
Mais je souris.
C’est ma force.
Une force bien fragile, c’est vrai, dans ce monde où toutes les armes prospèrent, qu’elles soient de guerre ou pas (les poings ou les mots cruels sont aussi des armes, comme l’indifférence ou la perversion et nombreux sont ceux qui peuvent, veulent et savent les utiliser).
Un sourire est-il une arme ? Non, je ne le pense pas : on ne peut pas l’empoigner pour le lancer violemment en criant. Un vrai sourire, des lèvres, des yeux, de tout le visage, un vrai sourire ne tue pas.
Un sourire est un don. « La plus grande puissance du monde, c’est le sourire », disait Maurice Zundel.
Mes chers amis, je vous souhaite pour 2026 d’être souriant, là où vous êtes, comme vous êtes. Un sourire, c’est
un matin qui revient toujours
une fleur qui repousse au printemps toujours et à jamais
une bravoure, aussi, et il nous faut être brave.
Il s’incarne sur un visage qui regarde un autre visage et c’est ce lien qui façonne notre humanité.
Bonne année souriante !