Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

MOISSONNER / Bonheur du jour quotidien

  • Pistes pour le mois de septembre.

    Ne pas se décourager.
    Cela fait longtemps qu’on voulait parler de cela ici. En effet, combien sommes-nous guettés par le découragement qui peut advenir d’un instant à l’autre ? Ne le laissons pas gagner et dès l’instant où nous l’avons reconnu, où nous en avons été la proie, chassons-le. Il est advenu parce qu’on a baissé la garde et qu’on a cessé de continuer à faire ces tout petits pas vers soi-même. Il ne faut pas croire qu’admirer un ciel étoilé le matin au moment où on ouvre les volets, qu’écouter les sonates de Beethoven, qu’observer les pétales mouchetés des belle-de-nuit, envoyer çà et là des coussinets de lavande ne sont que des pis-aller face à l’adversité du monde. Non. C’est dire oui, dire non, dire « je ». Cela, et d’autres choses encore, minuscules, petites, moyennes, grandes, énormes, signifie aussi qu’il n’est pas envisageable de laisser qui que ce soit décider à votre place en tenant en permanence un langage négatif genre « ce n’est pas possible, tu n’y arriveras jamais », ou dépréciatif genre « c’est ridicule, à ton âge » ou « ça ne sert à rien » ou encore culpabilisant genre « mais pour qui te prends-tu ? ».
    On se prend pour soi-même, en fait.
    En septembre, semons les oui et les non de notre vie courageuse.


  • Trésors.


    En ce moment, les massifs dans la colline sont fermés. Il faut donc aller chez J. cueillir du thym et du romarin et chez B. de la marjolaine et du laurier car les réserves dans la cuisine sont épuisées.
    Sur le chemin du retour, regarder un long moment le Mai aux belles nuances de verts mêlés de bleus et d’ocre ; à son sommet, la petite chapelle est posée depuis presque toujours. C’est beau. Le cœur tressaille de joie.
    On en connait presque tous les chemins. Comme ceux de la forêt des Maures dont certains ont désormais disparu, hélas.
    Ils sont là, les trésors : la terre, les collines, les arbres, les plantes, les animaux et au-dessus d’eux le ciel bleu, et le vent, et le soleil, et l’été. Il n’y a pas de coffre-fort pour cela.