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Bonheur du jour quotidien

  • Chanter maintenant.

    On entend les cigales. La crainte de connaître un monde sans cigales – il est déjà sans ormes, sans alouettes, sans perdrix, presque sans abeilles, moucherons ou papillons – a pointé mais non, ouf, du moins pour cet été, les cigales sont bien là.
    Elles chantent fort car elles sont certainement heureuses aussi.
    On parle du chant des cigales ; le mot exact pour qualifier les sons qu’elles émettent est stridulation. Les cigales stridulent. Comme les sauterelles, qu’on adore aussi, les criquets et les grillons. Également les capricornes… Mais ces derniers sont-ils aussi sympathiques que les cigales ? A la réflexion, non. Certes. C’est savant d’utiliser le mot stridulation, plus précis aussi. Mais n’est-ce pas plus joli de dire que les cigales chantent ?

  • Deux fois deux vers.

    En lisant Et vous avez eu beau temps, de Philippe Delerm, on relève deux vers de Guillevic :

    On ne possède rien, jamais,
    Qu’un peu de temps.

    Voilà bien la fulgurance de la poésie.
    On se lève pour aller dans la bibliothèque, au rayon Poésie chercher ce qu’on a de Guillevic. Las, uniquement le recueil Ville. On le feuillette à tout hasard et on s’y promène un bon moment. On y trouve d’autres beaux vers dont ceux-ci :
    J’écris pour ajouter
    Au monde quelque chose.

    Voilà deux belles pépites pour la journée : deux fois deux vers de Guillevic.