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virginia woolf - Page 3

  • Moisson.

    Aux puces de la Seyne sur mer, trouver une jolie petite assiette bleue anglaise, très ancienne et l’avoir pour un euro.
    A la fabrique de pâtes, prendre des gnocchis à la semoule. On fera une bonne sauce tomate pour les accompagner.
    Faire un énorme clafoutis à l’abricot pour la grande tablée d’un repas familial.
    Ecouter une gentille petite fille de douze ans donner sa recette de meringues car elle sait qu’on aime aussi faire la cuisine.
    Se baigner de bonne heure aux Sablettes et nager loin loin loin.
    Terminer Mrs Dalloway et écrire longuement.
    Se plonger dans le dernier roman de Peter May, Les disparus du phare.
    En faisant les courses, passer voir une dame qu’on connait et qui est très seule, pour voir si tout va bien, et accepter le verre de sirop qu’elle propose.
    Dans la forêt crissante de cigales, respirer le parfum de la chaleur.



  • Un été avec Virginia : Mrs Dalloway. 1/4

    « Mrs Dalloway dit qu’elle irait acheter les fleurs elle-même ».

    Comment se fait-il qu’on n’ait jamais oublié cette première phrase ? On ne l’a pourtant jamais relu. D’où jaillit-elle, cette familiarité qui se poursuit de page en page ?
    Beaucoup de fleurs.
    Marcher dans la ville.
    S’affairer. Elle s’affaire beaucoup, Mrs Dalloway – cela lui évite de trop penser. Elle est si raisonnable, semble-t-il.
    Croiser des gens. Ils ont leur vie.
    Revoir des gens. Des gens qui se retrouvent après tant d’années et se donnent des nouvelles, avides de savoir si, oui ou non, ils peuvent s’estimer heureux de ne pas avoir trop raté leur vie.

    Poursuivons notre lecture.