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  • « L’absence seule et l’éloignement »

    La princesse de Clèves. 2

    La princesse de Clèves, le prince de Clèves, la duchesse de Valentinois, monsieur le Dauphin, le roi de Navarre, le duc de Nemours, le duc de Guise, le prince de Condé, le duc de Nevers, le connétable, le maréchal, le vidame, le cardinal, le Roi, la Reine, le chevalier, …
    passent leur temps à la Cour où tout se joue des faveurs et des défaveurs,
    à jalouser les uns ou les autres,
    à œuvrer pour avoir telle ou telle attention de la part d’un puissant,
    à choisir un camp, puis un autre camp,
    à s’aimer puis à se désaimer, frivoles et inconséquents,
    s’entichant de l’un, s’entichant de l’une,
    faisant de grandes promesses accompagnées de ce « pour toujours » si risqué.
    C’est comme dans la vie d’aujourd’hui.
    L’importance est de plaire.
    Les sentiments sont intenses : au moment des déclarations d’amour, ceux qui les professent sont sincères mais il est fort possible qu’ils soient très vite attirés par un nouveau quinquet…
    La Princesse de Clèves le sait, cela.
    Alors, elle préfère les souffrances de « l’absence seule et l’éloignement » (1) à celles qui seront bien plus terribles de la fin d’un amour « pour toujours ».
    Nous voulons tous que l’amour soit éternel.
    Nous savons tous aussi que « loin des yeux, loin du cœur ».
    D’ailleurs, ne voyant plus la Princesse de Clèves, la passion du Duc de Nemours finit par s’éteindre.


  • La Princesse de Clèves : réponses aux commentaires

    Bonjour à tous et merci pour vos commentaires sur la note La Princesse de Clèves.
    J’ai pris désormais l’habitude de répondre à tous les commentaires en même temps en en faisant une publication à l’instar d’une note car les dysfonctionnements ne me permettent plus de répondre à chacun individuellement comme je le faisais auparavant.
    Je vous souhaite un bon mardi !

    @Barbara : Quel dommage que ce roman ne soit qu’un souvenir lié à la scolarité ! Il est pourtant tellement actuel, comme pourrait l’être Roméo et Juliette, par exemple.
    Quant au « il faudrait que », non : on ne peut lire que par envie. Peut-être pour cela que ce magnifique roman ayant été lu par obligation, au collège ou au lycée, n’a pas laissé de souvenirs impérissables pour beaucoup !

    @Livia : Justement, le style me plaît : enfin, le français bien écrit, de belles phrases, et du temps.

    @Chêne vert : Comme je le lis régulièrement, je me rends compte qu’effectivement, avec l’âge, je ressens différemment certains passages ; je dirais même que je comprends mieux certaines réactions de quelques personnages.

    @Jo-Elle : Comme je le disais plus haut, le « il faut » n’est pas vraiment ma tasse de thé. Bien que vous ayez raison dans le sens où, parfois, il faut se pousser un peu…

    @Irène : Merci.

    @Danièle : Relire n’est pas toujours systématique dans notre façon de lire aujourd’hui qui est, je dirais, plus fluide qu’avant. Moi, j’aime bien relire parce que je vieillis et que je redécouvre ainsi certains passages voire certains livres.

    @Triskell : Eh bien parce qu’elle sait que cela ne durera pas alors elle préfère les souffrances liées à ce retrait plutôt que celles liées à une éventuelle trahison, encore plus insupportables.

    @Jauneyris : Bonne journée !

    @Claudeleloire : C’est toujours draconien, comme choix ! Je vois aussi tous les livres que j’aimerais lire !

    @Venise : Parce qu’il parle de l’essentiel, l’amour. Quand on est jeune, on a tous et toutes envie de rencontrer le Grand Amour qui durera toute la vie et, hélas, parfois on croit l’avoir trouvé et puis… J’en reparlerai, promis. Et aussi des pages que j’aime.

    @Tania : Effectivement, cette langue me manquait. Il m’arrive même de relire certains passages à voix haute, devant mes chats qui me semblent très attentifs.

    @Odile : Bonne lecture éventuelle !

    @Mayalila : D’ailleurs, j’ai bien prévu de relire Les liaisons dangereuses ! Un été à relire des classiques !