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LIRE / Gourmandise de mots

  • Bleu baleine.

    En lisant le bel ouvrage d’Emmanuelle Lambert, Giono furioso, elle cite ce « bleu baleine » que Giono a utilisé dans son œuvre, si expressif, auquel on repense parfois quand on regarde un paysage. Mais où donc Giono a-t-il écrit « bleu baleine » ? Une solution possible : le relire. En passant à la médiathèque, que voit-on justement sur une table, posé là ? Un roman de Giono, Un roi sans divertissement. On l’emprunte, pour éviter d’avoir à le chercher à la maison. Prenant le bateau pour aller balader, on le commence et, page 11 de l’édition Folio :

    « Le col de Menet, on le passe dans un tunnel qui est à peu près aussi carrossable qu’une vieille galerie de mine abandonnée et le versant du Diois sur lequel on débouche alors c’est un chaos de vagues monstrueuses bleu baleine … »

    Ceci confirme que les livres sont bien vivants.

  • Camus.

    Regarder un soir un film sur Camus.
    Regarder un autre soir un autre film sur Camus.
    Un matin, regarder la mer Méditerranée en pensant à Camus.
    Une après-midi, relire quelques lettres de Camus à Maria Casarès, d'autres à René Char. Relire quelques passages des Justes, de l'Etranger, de Noces, de l'Eté, de l'Homme révolté, de la Chute, de.... Ecouter sa voix enregistrée lisant des extraits de ses œuvres, lisant son discours du Nobel.
    Se souvenir des passages à Lourmarin devant sa tombe.
    Penser à lui, à cette conscience vive.
    Quelle joie d'avoir si jeune fait connaissance avec cet écrivain lors d'un cours de Français et de ne plus jamais s'en être éloigné.