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LIRE / Gourmandise de mots

  • Virginia Woolf, Clément d’Alexandrie, Jon Kalman Stefansson.

    Les lectures en cours.
    Le matin, très tôt, car il est toujours agréable de lire tôt le matin, La chambre de Jacob, de Virginia Woolf. Quelle est belle, cette histoire simple de ce beau jeune homme, un peu mystérieux, flottant dans la vie dont il ne peut que rester spectateur. Quelle écriture que celle de Virginia Woolf !
    Dans la journée, les Premiers écrits chrétiens. Déjà plusieurs fois on a lu et relu Cantique de l’esprit d’enfance de Clément d’Alexandrie. « … les rescapés de l’océan du mal… » , « … source qui va toujours coulant… »…
    Le soir, une lecture magnifique et bouleversante, Entre ciel et terre, de Jon Kalman Stefànsson. Une découverte grâce à une amie qui aime la poésie. Tout autour d’un livre de poésie, une nature rude, des pêcheurs qui ne savent pas nager mais qui lisent, pour certains.


  • Opulence.


    L’œil américain, de Pierre Morency reste toujours à portée de main parce que c’est agréable de le feuilleter et d’en relire des passages alors qu’on attend que l’eau bout pour le thé :

    « Si vous habitez une maison dont la seule fenêtre donne sur la verdure, vous êtes un être privilégié. Si, au surplus, près de cette ouverture poussent des arbres fruitiers, vous comptez parmi les opulents de la terre. Car les arbres fruitiers ne fournissent pas que des fruits, ils produisent en quelque sorte des oiseaux ! »

    A ce moment-là, livre dans une main et bouilloire dans l’autre, le regard se tourne vers la courette et, miracle, un petit oiseau qu’on ne sait identifier sautille sur le chèvrefeuille. Il a dû aller picorer les grains de riz laissés à son intention dans une coupelle sur le muret et repart vers son nid.
    Pas d’arbres fruitiers ici mais quand même une sorte d’opulence !



    Pierre Morency, L'oeil américain, Ed. Le mot et le reste, 2021, p. 141.