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boris cyrulnik - Page 5

  • Moisson.

    Recevoir un appel de la Médiathèque pour dire que le dernier livre de Cyrulnik, réservé il y a une semaine, est rentré. Une heure après, recevoir un autre appel de la Médiathèque car un autre livre qu’on a réservé, Je ne pense plus voyager, de François Sureau, est rentré aussi.
    Terminer la lecture du Jardin de Virginia Woolf.
    L’offrir à une amie qui aime les jardins et s’occupe du sien avec passion.
    Aller acheter un hibiscus jaune chez la fleuriste de Mar Vivo.
    Préparer les premiers poivrons à l’huile de l’été.
    Pour une toute petite fille, recoudre l’accroc qu’elle a fait à la robe de sa poupée préférée.
    Terminer une brassière pour une collègue qui attend son cinquième enfant.
    Accrocher au mur, dans son cadre de bois, la photo des champs de lavande à Valensole.
    Remettre la robe d’été bleue achetée l’an dernier pour aller en Italie.
    Compter avec ravissement les prochaines feuilles du caoutchouc : il y en aura six. Lui aussi se plait bien dans ce nouveau quartier.
    Aller à pied à la poste de Tamaris poster le courrier.
    Sur la route de St Maximin la Ste Baume, contempler le paysage et s’arrêter au bord d’un champ de coquelicot où on n’ose mettre le pied pour ne pas déranger les fleurs.
    Donner de la menthe aux voisins qui veulent faire un taboulé.



  • Ne plus être la proie de l’angoisse et de la peur.

    Ecouter, à la radio, Boris Cyrulnik expliquer la différence entre la peur et l’angoisse.
    A-t-on jamais vraiment pu ôter ces deux mots-là de sa vie ? Non, il faut le reconnaître. Ils surgissent parfois, c’est vrai. Au hasard d’un soir qui tombe, d’une douleur vive qui refait surface, sur le côté ou au creux du ventre, d’une absence brusquement si présente qu’un mot a fait résonner très fort dans le vide. Et c’est bien normal d’avoir peur quelquefois, tout autant de la vie que de la mort ou de la souffrance latente de nos jours cabossés. Et c’est bien normal d’être angoissé aussi quand on laisse l’inconnu prendre le pouvoir sur notre cœur et notre esprit.
    Mais il ne leur est plus possible de s’installer désormais car on sait les reconnaître, ces prédateurs jamais rassasiés qui aiment tant choisir leurs proies parmi les plus dodues.
    Quel soulagement, n’est-ce pas, de savoir qu’on peut faire face et dire oui ou non, c’est selon.