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boris cyrulnik - Page 5

  • Moisson.

    Mettre un bel oignon d’amaryllis dans un des vases en verre.
    Au marché, ne pas résister à la coriandre embaumante et en prendre deux bouquets. L’un ira dans la soupe de légumes, l’autre dans un pesto.
    Aller à la fabrique de pâtes à La Seyne tout autant pour le plaisir de prendre des gnocchis que pour entendre le joli tintement de la clochette quand on ouvre la porte.
    Se régaler de riz au lait.
    Bien emballer le pull blanc dans un carton pour pouvoir le poster ce jour.
    Commencer une liseuse, tout au point mousse, tricotée avec des aiguilles n°15.
    Lire d’une traite Psychothérapie de Dieu, de Boris Cyrulnik.
    Ecrire cinq pages.
    Recevoir du courrier.
    Se dire qu’on va peut-être avoir la force de cirer au moins un meuble.
    Jubiler de voir le cactus de Noël commencer sa jolie floraison blanche.

  • Moisson.

    Debout en plein milieu de la pièce, écouter la pluie tomber fortement sur le nouveau toit qui « durera bien plus longtemps que nous », a dit le maçon.
    Faire une visite à la gentille doctoresse blonde qui dit : « c’est très bien. »
    Recevoir un appel de la Médiathèque : le dernier livre d’Andréi Makhine qu’on a réservé quelques jours plus tôt est rentré, on peut venir le chercher.
    Prendre un thé au Sport, sur le port de Sanary, et lire la belle longue lettre reçue le matin.
    Mettre toutes les plantes dehors, par terre sur la terrasse, bien blotties les unes contre les autres, pour qu’elles s’abreuvent de la pluie et se nettoient de toute la poussière.
    Marcher sur le nouveau plancher du bureau agrandi de plusieurs mètres carrés.
    Faire la première soupe de l’automne : pommes de terre, courge, poireaux.
    Dévorer un livre de Boris Cyrulnik, Je me souviens, et apprendre qu’il est né à Bordeaux – comme Maman, tiens….
    Ecrire. Y prendre un tel plaisir qu’une fois le texte de cette nouvelle terminé, en commencer une autre.