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Moisson

  • Moisson.

    Passer un bon moment avec une amie qui vient déjeuner et ne pas la laisser repartir les mains vides en lui donnant plusieurs muffins à la framboise.
    Passer une après-midi apaisante au milieu de mains agiles qui tricotent, brodent, raccommodent.
    Trouver à la Médiathèque de Sanary le livre de Jean Echenoz sur Ravel.
    Terminer La Peste de Camus et commencer L’étranger.
    Aider une petite fille à faire sa rédaction.
    Envoyer un livre qu’on a beaucoup aimé à une amie qui a dit qu’elle aimerait le lire.
    Acheter cinq kilos de riz car c’est le début du Carême.
    Recevoir un beau cadeau de la part de collègues de travail.
    Ecrire trois pages.
    Continuer à écouter Ravel, en alternant avec Philip Glass, Beethoven et Mozart. Mozart, celui qui ne fut pas la proie du désespoir.


  • Moisson.

    Sur le chemin de la boulangerie, prendre le temps de papoter avec une voisine qui habite un peu plus bas dans la rue ; on la sait seule, avec comme unique compagnon son petit chien de treize ans qu’elle porte souvent dans les bras car il commence à avoir du mal à marcher.
    Prêter à l’infirmière qui vient quasi tous les jours le livre de Bea Johnson, Zéro déchet et en parler avec elle à chaque fois car elle aussi voudrait limiter ses déchets à la maison car, comment faire pour ceux de son travail ? Avec l’infirmière qui vient les autres jours, parler chats.
    Commencer la relecture de La peste, de Camus et se souvenir des personnages ; quand on en rencontre un, au fil des pages, on dit : « ah oui, lui…. ».
    Ecouter Philip Glass, Tissue n°7 pour violoncelle et piano, et Opening. Plusieurs fois.
    Tricoter un bonnet, taille trois mois.
    Regarder une belle émission sur Caravage, dont on ne se souvenait plus qu'il se prénommait Michel Angelo et, après, feuilleter le beau catalogue qu’on avait acheté à Montpellier il y a quelques années.
    Remarquer que l’ipomée commence à avoir de minuscules nouvelles petites feuilles. Les anciennes sont toutes racornies par l’hiver mais on ne sait pas s’il faut les couper.
    Rester un moment, debout, dans le grand soleil lumineux d’une après-midi de mistral, en hiver.