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boris cyrulnik

  • Moisson.

    Debout en plein milieu de la pièce, écouter la pluie tomber fortement sur le nouveau toit qui « durera bien plus longtemps que nous », a dit le maçon.
    Faire une visite à la gentille doctoresse blonde qui dit : « c’est très bien. »
    Recevoir un appel de la Médiathèque : le dernier livre d’Andréi Makhine qu’on a réservé quelques jours plus tôt est rentré, on peut venir le chercher.
    Prendre un thé au Sport, sur le port de Sanary, et lire la belle longue lettre reçue le matin.
    Mettre toutes les plantes dehors, par terre sur la terrasse, bien blotties les unes contre les autres, pour qu’elles s’abreuvent de la pluie et se nettoient de toute la poussière.
    Marcher sur le nouveau plancher du bureau agrandi de plusieurs mètres carrés.
    Faire la première soupe de l’automne : pommes de terre, courge, poireaux.
    Dévorer un livre de Boris Cyrulnik, Je me souviens, et apprendre qu’il est né à Bordeaux – comme Maman, tiens….
    Ecrire. Y prendre un tel plaisir qu’une fois le texte de cette nouvelle terminé, en commencer une autre.


  • Navigation.

    Comme pour une gourmandise exquise on se délecte petit bout par petit bout, on poursuit ainsi la lecture du livre de Boris Cyrulnik et Edgar Morin, Dialogue sur la nature humaine. On ne laissera pas un mot de côté et il est fort possible qu’on garde le livre, une fois fini, un bon moment contre soi, les bras croisés par dessus, pour continuer à y penser, ou pour puiser des forces dont on ne soupçonnait pas qu’on avait besoin.
    Ainsi, de ces quelques mots d’Edgar Morin :

    « La vie est une navigation sur un océan d’incertitude, à travers des archipels de certitude. ».