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camus

  • Moisson.

    En se levant le matin, se réjouir de ce qu’on verra tout à l’heure sur la route : les champs de blé et ceux de coquelicots, les vignes, la Ste Baume, le soleil rasant du matin clair ; et le voir, cela, avec en plus quelques foulards de brume légère qui virevolte entre les arbres.
    Poursuivre l’écoute des partitas et, quelle joie, entendre à la radio qu'on vient d'allumer, la n°2 interprétée par Martha Argerich – merci Frédéric Lodéon.
    Etre là, avec des personnes qui sont très chères, pour attendre dans une salle d’attente, la fin d’une opération, quelques nouvelles peut-être.
    A La Criée, prendre plusieurs bottes d’asperges car on sait que la saison se termine.
    Faire goûter du petit épeautre à quelqu’un qui trouve cela très bon.
    Décider de passer l’été avec les Sœurs Brontë dont on vient de terminer la correspondance.
    Passer voir une vieille amie, oui, c’est une amie maintenant, pour lui apporter quelques pivoines, et discuter près du vieux rosier Papa Meilland de l’importance des fleurs dans la vie.
    Mettre de l’ordre dans les chaussures ; jeter les plus abîmées ; sur chaque boîte de celles qu’on garde, mettre une photo pour mieux les retrouver.
    Replanter, contre les canisses, une ipomée qu’on a trouvée, rabougrie et toute desséchée, dans un coin de la cour.
    Se baigner dans la mer, et penser à Camus.
    Manger les premiers abricots de la saison.
    Entendre les cigales. Enfin.

  • Passer la soirée avec Camus.

    Parce qu’on en a besoin pour en parler avec des jeunes gens, ressortir de la bibliothèque tous les ouvrages de Camus. Au fur et à mesure qu’on les empile, les feuilleter, relire des passages. Puis s’installer avec l’Etranger qu’on avait lu pour la première fois quand, d’ailleurs, on avait juste le même âge que ceux à qui on va en parler demain.