A un retour à la maison, tard et fatiguée, cadeau de la poésie de T.S. Eliot sortie de la bibliothèque et ouvert à une page qu’on aime :
« ... car il n’est rien qui revienne » … « parce que je sais que le temps est toujours le temps / que le lieu est toujours et seulement le lieu / Que ce qui est réel ne l’est que pour un temps / Ne l’est que pour un lieu / Je me réjouis que les choses soient ce qu’elles sont » … (1)
La garder tout près. Certainement quelques temps.
(1) T.S. Eliot, Poèmes, texte anglais présenté et traduit par Pierre Leyris, Seuil, 1947, p. 165
poèmes
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Car il n’est rien qui revienne
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3 septembre 2011. Le livre attendu.
Recevoir le livre qu’on avait commandé : les poèmes de Patrice de la Tour du Pin.
Le feuilleter, se promener parmi les poèmes, glaner quelques vers, quelques lignes.
Retenir pour ce soir ceux-là :
Aurais-je mieux fait de n’en rien écrire ?
Mais moi j’avais mal à la poésie,
J’étais assourdi par tant de voix d’hommes
Toujours impérieux, toujours démentis ;
Comme si ma voix pouvait me suffire,
Je n’écoutais qu’elle, et je fis ma Somme.