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Centre.

Puisqu’il faut rester tranquille, poser près de soi les poésies d’Emily Dickinson, et quelques livres qui l’évoquent.
Penser à sa vie de recluse.
Relire quelques lettres. Lumineuses. Un extrait, Emily Dickinson raconte avoir amené pour se promener une petite fille dans la prairie se trouvant devant sa maison :

Elle s’est adossée à des murs de trèfle et ils ont cédé, la faisant choir.
Relire quelques poèmes. Fulgurants. On aimerait écrire comme ça, avec autant de justesse.
Chaque Vie converge vers un Centre –
Exprimé – ou muet –
Existe en toute Nature Humaine
Un But –

Manqué – peut-être par la vile Aventure d’une Vie –
Mais alors –
L’Eternité rend possible de le tenter
Encore.
Converger vers son centre. En voilà un beau projet.

Commentaires

  • Si Beau. C'est que c'est la seule chose que l'on ait à faire : revenir au centre là où est la Lumière. En ces temps de Noël : ce Projet me paraît juste parfait.
    Joli voyage.

  • " converger vers un centre " , c'est très juste . Etre centré , avoir un Orient , là d'où vient la Lumière ... et marcher vers elle .
    On a tous besoin de ces moments de réclusion , avant de reprendre son élan !
    Paisible lecture et merci encore du partage .

  • puisqu'il faut rester dans l'île, chercher au centre de soi l'Aventure, entre vacarme et murmure.......

  • Toujours magnifiques les poèmes d'E.Dickinson,
    C'est elle qui est éternelle...
    Bonne journée Bonheur.

  • Et beauté de te lire, Bonheur du Jour... Si renoncer au monde signifie n'avoir pas de désir particulier, s'occuper reste cependant nécessaire, Et c'est alors, pour l'âme centrée sur "soi", que parle la Conscience magique qui nous nourrit. Son langage est fluide et coule d'évidence de n'importe quel support... comme d'un livre rencontré par hasard, ou de la lumière du dehors....

  • J'entendais, hier à la radio, Labro évoqué la mémoire de Jean d'Ormesson ; trop affaibli par la maladie pour lire, il se récitait des poèmes . L'essentiel est sans doute là.

  • Très beau poème!
    La poésie comme moyen de survie , comme force de vie et de mémoire . Cela me fait penser à ce passage de Jorge Semprun dans "L’écriture ou la vie" où il raconte que près d’un ancien professeur en train de mourir, ne sachant que dire, comment l’accompagner, il décline, en guise de Kaddish, un poème de Baudelaire, "Le voyage."
    Bonne soirée.

  • aller vers son centre...Un beau projet, en effet..Mais comment a-t-elle fait , cette Emily Dickinson, pour vivre ainsi recluse et cependant demeurer vivante pleinement....Certes, on a besoin de solitude mais on a aussi besoin de rencontres et de respirer au dehors

  • Des poèmes splendides même si certains laissent déroutée mais qu'importe on se laisse porter par les mots

  • Existe en toute Nature Humaine
    Un But –

    Manqué – peut-être par la vile Aventure d’une Vie –
    Mais alors –
    L’Eternité rend possible de le tenter
    Encore.

    Et en même temps, elle le réalise. Etre le plus près du centre, c'était, lors de mon dernier séjour à Orval, le soir, à l'office de 8 heures quand les moines éteignent les lumières et qu'ils psalmodient le Salve regina cistercien - en même temps que retentit doucement un gong. Le silence est tel qu'on est au fond de soi. Etonnant...

  • Oui, bien sûr. Il y en a d'autres sur Emily Dickinson, très très bien aussi.
    Bon dimanche.

  • Emily était le centre de cette maison de Amherst. Emily avait mis la poésie au centre de son existence. Emily en toute simplicité a fait de chaque jour une offrande aux siens. Elle s'est choisie une vie qui ne lui a pas donné l'apparence de l'épanouissement, mais qui lui a permis de développer, poème après poème, son aptitude à laisser chanter son âme. Et que d'amour dans ses vers ! Merci pour ces pensées tournées vers une poétesse qui m'est chère.
    Bon dimanche !

  • Bon dimanche !

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