Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

LIRE / Livres du matin, du sac à main, du soir

  • Lectures au fil du mois d’août.


    Michel Winock : Le monde selon Flaubert. Pour se préparer à relire Flaubert dont on fête le bicentenaire de la naissance (il était né le 12 décembre 1821).

    Maurizio Di Giovanni : Des phalènes pour le Commissaire Ricciardi. Ouf, Enrica n’a toujours pas épousé Manfred et le Commissaire Ricciardi et elle ont fini quand même par se croiser dans la rue, à la toute fin du roman et ils ont échangé quelques mots. Il faut espérer que le Commissaire Ricciardi se bouge un peu dans le prochain opus qu’on attend avec impatience.

    Faith Martin : Le corbeau d’Oxford et Un pique-nique presque parfait ; une série anglaise policière fort plaisante, un vieux médecin et une jeune policière stagiaire enquêtent.

    Et, la cerise sur le gâteau, parce qu'on n'attend que très rarement quelque chose de la rentrée littéraire, Crions, c’est le jour du fracas, d’Héloïse Guay de Bellissen, un roman qui met en parallèle la révolte des enfants prisonniers au pénitencier de l’Ile du Levant au XIX° siècle et la quête d’absolu d’un groupe d’adolescents dans le sud de la France à la toute fin du XX° siècle.

  • Livres du matin / du sac à main / du soir.


    Le matin, Le monde d’Ulysse, de Moses Finley. Un livre d’histoire sur la Grèce antique durant la période où l’Illiade et l’Odyssée ont été écrites. C’est un livre de format poche, édité dans la collection Points Sciences Humaines. Lu, relu, annoté déjà il y a tant d’années. Homère et les Grecs, Aèdes et héros, Richesse et travail, Domaine famille et communauté, Mœurs et valeurs. Quel plaisir de se replonger dans ce livre !

    Dans le sac à main/sac à dos/sac de plage, et en début d’après-midi, l’Odyssée. Lecture chant par chant dans les traductions de Leconte de l’Isle, Bérard, Jaccottet, Lascoux. Les livres vont et viennent : dans le sac un matin, sur la table le lendemain.

    Le soir, Vie de poète, de Robert Walser qu’on voulait lire depuis longtemps. Là encore, une belle découverte. Une prose très poétique, un ensemble de textes courts, comme des petites nouvelles sans doute assez autobiographiques. Un grand marcheur, cet écrivain : « Je me rappelle quelque chose de mouillé, de brumeux, de frisquet : ce sera le petit matin qui m’humectait de toute son humidité ; et juste après, quelque chose de brûlant, de blanc et de vert : c’était l’heure de midi avec la poussière de la route et la lumière du soleil, sèche, claire, aveuglante sur les vertes prairies. » (Robert Walser, Vie de poète, Editions Zoé, 2006, p. 6).