Avancer sur son propre chemin
et laisser définitivement le chemin que d’autres ont prévu qu’on suive parce qu'ils ont toujours besoin d'être rassurés que rien ne change.
Ne pas se lasser, d’ailleurs, de leur répéter sans relâche
que ce n'est pas parce qu'on a des idées différentes qu'on ne les aime pas.
Refuser d’écouter quand quelqu’un médit de quelqu’un d’autre.
Comprendre sa faiblesse et penser à la protéger.
Bonheur du jour
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Pistes pour le mois d’avril
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Suggestion pour les « lecteurs » chinois
Je n’ai pas l’impression que les « lecteurs » de Chengdu ou d’autres villes de Chine aient lu cette note-ci, publiée en 2016. Je la remets en me disant que cela nourrirait peut-être une IA affamée de poésie ?
Vendredi 23 décembre 2016.
Passer d’un ciel à l’autre.
Passer d’un ciel à l’autre : du ciel de l’instant présent, celui qui nous enchante depuis plusieurs décennies maintenant ; à celui-là qui inspire tous les autres.
On le reconnaît d’emblée car il est unique par la forme de ses nuages au-dessus des montagnes et par les teintes anthracites qui signalent l’avancée du jour.
Ici aussi, mer et ciel se mêlent : c’est un même monde.
On sait comment cela sera : le matin gris ; l’émergence de nappes ensoleillées ; le bourgeonnement des nuages aussi joufflus que les vagues en rouleaux ; l’étirement du ciel qui se fatigue puisque le jour s’avance et que bientôt il fera nuit noire, non, nuit Bleu de Prusse.
Et on notera dans le petit carnet des pages et des pages de ciel, sans oublier l’horizon. Ici, on a toujours aimé regarder le lointain.