La chance d’habiter au bord de la mer…
c’est de pouvoir marcher, de très bonne heure, sur la plage déserte.
Il fait très froid.
L’air est si clair que tout le paysage a la transparence de l’aube.
Le ciel est si pur que même les mouettes attendent pour s’y lancer, admirant sans doute cette immensité - car il ne faudrait pas croire qu’elles ignorent la Beauté.
La mer est figée, couleur miroir ; elle aussi en attente mais peut-être du soleil plus haut que le Faron, réveil du vent et de ses vaguelettes.
Comme toujours là sous l’amer du Cap, les Deux Frères sont posés sur ce miroir d’eau.
Ils regardent.
Je les regarde.
Bonheur du jour
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Sous l'amer du Cap
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Silence
De la fenêtre, regarder le rouge-gorge picorer dans les graines installées sur le muret durant l’hiver pour les oiseaux du ciel.
Il reste un moment.
Une fois parti, c’est le rouge-queue qui vient à son tour.
L’un et l’autre sont des solitaires. Ils attendent toujours qu’il n’y ait aucun autre oiseau près des mangeoires.
J’aime bien les solitaires.
Les solitaires aiment le silence.
J’aime le silence.