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Philosophie du Garde-Fou : Bonheur du jour

  • Corps célestes

    Après une suggestion d’achat, la médiathèque du Pont du Las a acheté le dernier roman de Jon Kalman Stefansson, « Corps célestes à la lisière du monde ». Premier cadeau ! Dès qu'il a été équipé, il a été réservé pour moi. Deuxième cadeau ! Et j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup aimé. Troisième cadeau !
    Magnifique.
    Ce mot me revient constamment après avoir terminé ma lecture.
    Magnifique.
    Là est la puissance de la littérature :
    raconter une histoire qui se déroule dans l’Islande du XVII° siècle mais dont l’actualité ne se dément pas et nous est donc familière car
    partout,
    toujours,
    la vie est rude,
    les puissants font régner le joug de l’injustice et du mensonge,
    les ténèbres nous guettent
    mais partout et toujours,
    la poésie,
    les histoires racontées,
    les mots sont des socles qui font tenir le monde et feront gagner, demain, un jour, « je ne sais pas quand, peut-être demain, peut-être dans quatre cents ans » (1) cette vérité qui va de pair avec la dignité humaine.

    J’aime ce qu’écrit Jon Kallman Stefansson :
    il écrit contre les ténèbres m’accompagnant ainsi depuis plusieurs années, sans le savoir, sur mon chemin vers la Lumière.
    « Moins tu écris sur les ténèbres, plus elles engloutissent de choses. » (2)


    (1) Jon Kallman Stefansson, Corps célestes à la lisière du monde, traduit de l’islandais par Eric Boury, Ed. Christian Bourgois, 2026, p. 471.
    (2) Id, p. 289

    Cote à la médiathèque du Pont-du-Las à Toulon, JON/R.

  • Petits riens du Tout


    Au cours de la promenade de l'aube

    rencontrer le chant du chardonneret élégant
    écouté avec recueillement
    salué comme il se doit avant de repartir sur la pointe des pieds
    pour ne pas le déranger ;

    rencontrer aussi le soleil au moment de son lever derrière l’horizon de la mer
    d’abord d’un melon éblouissant,
    puis d’un rose poudré
    et puis encore il devient blanc.
    (A remarquer que les nuages qui sont tout proches de lui sont aussi rose poudré et blancs... C'est tentant...)
    Ce sera tout à l’heure qu’il sera jaune.
    Il finit toujours par être jaune, le soleil. Il hésite, pourtant, chaque matin…