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Philosophie du Garde-Fou : Bonheur du jour

  • L’espoir comme un trésor : réponses aux commentaires

    Chers amis,
    Merci pour votre commentaire sur la note L’espoir comme un trésor.
    Voici les réponses.
    Bon week end à tous !

    @Barbara : La foi, bien sûr.

    @Jo-Elle : Si on laisse tout tomber, on n’y arrivera pas. Ce n’est pas facile de continuer mais c’est le seul choix qui, à mon avis, respecte notre humanité.

    @Odile : Je partage tout à fait votre choix : pour moi aussi, l’Espérance a un sens particulier, ancré dans ma foi. Utiliser le terme « espoir » permet peut-être à chacun de se reconnaître dans ce texte ?

    @Christw : Attendre l’aurore, en fait…

    @Namaste : Avant lui, Monsieur Coué avait aussi sa méthode qui a été longtemps décriée et à tort, à mon avis. Quoique je ne sois pas persuadée que le rabâchage de ce « ça va aller » soit une foi en l’espoir. C’est une question à débattre, certainement.

    @Jauneyris : Bien sûr que ce n’est pas facile… Hélas, nous ne vivons pas dans un monde de bisounours. Quoique parfois j’aimerais bien. Juste un moment.

    @Irène : Avec plaisir. Et Joie.

    @Livia : Oui, il faut rester debout, même si on ne peut plus se lever. Du moins debout dans sa tête.

    @Pétronille : Merveilleuse Colette !
    @Mayalila : Péguy m’a beaucoup appris sur l’Espérance. Bernanos aussi.

    @Fiorenza : Comme il avait raison ! Et c’est pour cela que c’est toujours important de mettre quelques fleurs sur la table…

    @Colo : Tout à fait essentiel, le « peut-être ».

    @Manou : L’espoir, comme notre capacité à l’émerveillement, cela nous maintient en vie.

    @Céline : On a besoin aussi de ces nourritures de l’âme !

    @Pahi : C’est tout à fait juste, tout cela. Si on s’aigrit, on se ratatine.

    @LylouAnne : Etre debout, même symboliquement, c’est fondamental.

    @Zoé : Merci vraiment, chère Zoé, de ces mots qui, de votre part, me touchent énormément.

    @BéaKimcat : Si nous n’avançons pas, comment continuer à vivre ?

    @Tania : Avec plaisir.

  • Don Quichotte. 2. Comme quand on raconte une histoire à un enfant

    Quel régal de relire Don Quichotte ! Je suis tout à la fois plongée dans l’histoire et en même temps cette histoire me ramène au monde puisqu’il y a là de la vie et, finalement, beaucoup, beaucoup d’humanité.
    Ainsi d’un de mes passages préférés du tome 1, dans le chapitre XVIII, quand « don Quichotte vit au loin un épais nuage de poussière qui s’avançait vers eux » et qu’il voit comme « une armée innombrable (…) composée de gens de toutes les nations » (1).
    Et le voilà à raconter à Sancho ce qu’il en est : l’armée est commandée par l’illustre Alifanfaron, empereur de la grande île de Taprobane ; face à lui, son ennemi, Pentapolin à la Manche Retroussée ; il y a là aussi un chevalier aux armes dorées, Laurcalco, seigneur du Pont-d’Argent, le grand-duc de Quirocie, le chevalier Brandabarbaran de Boliche, seigneur des trois Arabies, et Timonel de Carcassonne, …
    On entend aussi « le hennissement des chevaux, la sonnerie des clairons, le roulement des tambours » (2)
    Sancho l’écoute. Il y croit un instant, d’ailleurs, à ce qu’il y a là une formidable armée.
    C’est comme quand on raconte une histoire à un enfant.
    Et puis Sancho arrête de rêver et ramène le grand don Quichotte à la réalité.
    Mais n’est-on pas bien quand on lit de belles histoires de batailles, d’amour, de chevaliers allant sauver la veuve et l’orphelin ?
    Lire, c’est quand même chouette.



    (1) Cervantès : L'ingénieux hidalgo, Don Quichotte de la Manche, Ed. Seuil, 1997, Préface de Jean-Claude Chevalier, Traduction d'Aline Schulman, p. 162
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