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Bonheur du jour

  • Arbres de Judée


    Tout en marchant en ville, j’admirais les arbres de Judée et je n’arrivais pas à distinguer à quel moment ils étaient les plus beaux : quand ils sont tout en fleurs ? quand les feuilles ont déjà poussé et qu’il reste aussi des fleurs et que les deux se mélangent harmonieusement ?
    Dès que j’apercevais au loin ce rose si caractéristique, je me demandais si, dans cet arbre-là qui croiserait mon chemin, et avant le prochain car il me restait du chemin à faire, il y aurait plus de fleurs que de feuilles, ou plus de feuilles que de fleurs.
    Mais je n’ai pas trouvé de réponse à ma question : le prochain arbre était toujours beau.
    Ils étaient tous très beaux.

  • Même dans le désert

    Après avoir sorti de leur rayonnage tous les livres de Philippe Jaccottet pour les prêter, feuilleter « Notes du ravin » dont j’avais publié un passage en 2013 et que je recopie ici :

    « La dernière sonate pour piano de Schubert m’étant revenue hier soir, par surprise, une fois de plus, je me suis dit simplement : «Voilà». Voilà ce qui tient inexplicablement debout, contre les pires tempêtes, contre l’aspiration du vide ; voilà ce qui mérite, définitivement, d’être aimé : la tendre colonne de feu qui vous conduit, même dans le désert qui semble n’avoir ni limites, ni fin ». (1)


    (1) Philippe Jaccottet, Notes du ravin, Ed. Fata Morgana, 2001, p. 21.