La princesse de Clèves. 2
La princesse de Clèves, le prince de Clèves, la duchesse de Valentinois, monsieur le Dauphin, le roi de Navarre, le duc de Nemours, le duc de Guise, le prince de Condé, le duc de Nevers, le connétable, le maréchal, le vidame, le cardinal, le Roi, la Reine, le chevalier, …
passent leur temps à la Cour où tout se joue des faveurs et des défaveurs,
à jalouser les uns ou les autres,
à œuvrer pour avoir telle ou telle attention de la part d’un puissant,
à choisir un camp, puis un autre camp,
à s’aimer puis à se désaimer, frivoles et inconséquents,
s’entichant de l’un, s’entichant de l’une,
faisant de grandes promesses accompagnées de ce « pour toujours » si risqué.
C’est comme dans la vie d’aujourd’hui.
L’importance est de plaire.
Les sentiments sont intenses : au moment des déclarations d’amour, ceux qui les professent sont sincères mais il est fort possible qu’ils soient très vite attirés par un nouveau quinquet…
La Princesse de Clèves le sait, cela.
Alors, elle préfère les souffrances de « l’absence seule et l’éloignement » (1) à celles qui seront bien plus terribles de la fin d’un amour « pour toujours ».
Nous voulons tous que l’amour soit éternel.
Nous savons tous aussi que « loin des yeux, loin du cœur ».
D’ailleurs, ne voyant plus la Princesse de Clèves, la passion du Duc de Nemours finit par s’éteindre.
Philosophie du Garde-Fou : Bonheur du jour
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« L’absence seule et l’éloignement »
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une tarte à l’abricot tout juste cuite avec une amie qui passe et qui dit : « Que ça sent bon ! »
une bonne adresse avec quelqu’un qui va bientôt partir en Italie pour quelques jours
les feuilles du journal qu’on lit en attendant que le déjeuner soit prêt
un gros sac de riz avec quelqu'un dans la galère
le chagrin de proches en restant là, sans rien dire, mais en serrant les mains
Partager le bon, le moins bon, le cruel