Regarder le temps qui passe.
Parfois, il passe vite, si vite qu’on se demande où il est passé et on aurait presqu’envie de se retourner pour l’apercevoir à nouveau mais on a beau scruter l’horizon, il a bien disparu. Il reste pourtant, fugace, effluve, tintement.
A d’autres moments, il s’étire et on en profite alors car il est là, tout rond comme la joue d’un enfant, tout plein comme un saladier qui passe de mains en mains autour de la table, tout chaud comme un corps contre un corps.
Le temps. Le temps de la vie.
On l’apprend tous assez vite que le temps perdu ne se rattrape plus.
Mais sait-on assez que ce ne sera jamais plus ?
Voilà pourquoi, ce qui compte, c’est de toujours prendre la main de quelqu’un tant qu’il y a main.
C’est le main-tenant.
MEDITER / Phrases à méditer
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Le temps qui passe
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Le petit garçon de Nagasaki
Je le fais rarement, mais en ce jour du terrible anniversaire du bombardement atomique d’Hiroshima, le 6 août 1945, suivi le 9 août du bombardement de Nagasaki, je partage avec vous l’émotion ressentie lors de la diffusion d’un reportage sur Arte à propos des orphelins de Nagasaki (lien).
Je rends hommage tout particulièrement à ce petit garçon, mais aussi aux enfants, tous les enfants qui, de tout temps à jamais
sont les victimes de la « sauvagerie » (1) de ceux qui se croient tout-puissants
portent, comme ce petit garçon son frère ou sa sœur, les fardeaux de l’horreur dont est capable ce monde
perdent, même survivants, le « simple bonheur » (1) de vivre aimés et protégés comme ils auraient dû pouvoir le faire.
Je suis certaine qu’il faut, plus que jamais, porter haut les valeurs de l’humanité, en étant déjà soi-même, à sa toute petite échelle du quotidien, un espace de paix.
(1) Camus, Editorial de Combat, 8 août 1945.