Toujours tout redécouvrir : Partir marcher vers Notre Dame du Mai en partant de la Guardiole et faire ce chemin arpenté si souvent depuis des années comme si c’était la première fois : découvrir la mer en contrebas de la falaise, entre les pins, et s’en émerveiller ; suivre les sentiers bordés de lentisques, de chênes-lièges ou d’oliviers et aimer savoir qu’après une petite montée ou un léger virage il y aura un nouveau paysage à découvrir ; regarder au loin l’île des Embiez et se promettre d’y retourner bientôt ; écouter les oiseaux piailler sans chercher à les surprendre pour ne pas risquer de leur faire peur ; regarder un gros rocher, celui qu’on a souvent vu en retrait de la sente, et se raconter encore comment il a pu arriver là.
Impérissable : Parler avec quelqu’un qui a gros cœur de ce qu’il n’est pas forcément utile de prendre sa revanche parce que ce n’est pas cela qui console. Il y a des revanches, oui. Elles arrivent un jour ou l’autre, portées par des valeurs qu’il faut garder précieusement en soi même si ce long temps semble une jachère inutile. Mais ce n’est pas facile, c’est vrai.
MEDITER / Phrases à méditer - Page 3
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Toujours tout redécouvrir, impérissable.
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Porteurs de vie.
Eh bien voilà, aujourd’hui, c’est Noël !
On aime bien cette fête, n’est-ce pas ? Le sapin, les cadeaux, le réveillon, etc.
Très joyeux Noël à tous ceux qui feront la fête en famille, entourés de la chaleur des ceux qui leur sont si chers. Il faut profiter de ces instants même si parfois, il y a des couacs – à quoi cela sert-il de faire la fine bouche ? Un beau jour, les enfants seront grands et loin, untel (une belle-mère, un beau-frère, …) ne sera plus là et il ne sera plus nécessaire d’aller échanger son cadeau qui ne lui plaît pas, etc.
Très joyeux Noël à tous ceux qui ne feront pas la fête parce que la vie en a décidé autrement et que le cœur n’y est pas. Ils sont seuls et souvent même leurs plus proches voisins ne connaissent pas leur nom. Ils sont loin des leurs et peut-être même n’ont-ils plus de « leurs » ; ils sont dans la rue ou à l’hôpital ou sous les bombes ou trop vieux ; invisibles.
Très joyeux Noël à tous ceux qui détestent Noël et n’ont qu’une hâte, que cette période dont ils perçoivent bien le clinquant et l’artifice se termine. Mon cœur bat pour eux ce jour et il battra ce soir : qu’au-delà des blessures, un baume consolateur les apaise et leur permette de comprendre qu’en leurs mains et en leur cœur, ils sont porteurs de vie.
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