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relire d'anciens bonheurs du jour - Page 5

  • Durant l’été, relire d’anciens Bonheurs du Jour. Madeleine Delbrêl, bonté.

    22 mars 2022. Madeleine Delbrêl, bonté.

    En rangeant la bibliothèque, feuilleter quelques livres de Madeleine Delbrêl et retrouver un passage qui avait été publié d’ailleurs sur ce blog il y a quelques années. Le voici. En remerciement pour toutes celles et tous ceux qui sont si gentils autour de moi ; en hommage à toutes celles et tous ceux qui l’ont été par le passé et m’ont fait grandir en humanité ; en espérant que l’essentiel à la vie humaine soit rendu à chacun :

    « Le cœur des hommes de notre temps s’asphyxie lentement, sournoisement, d’une absence universelle : celle de la bonté… Aussi la rencontre d’un homme réellement bon, d’une femme réellement bonne produit-elle sur d’autres hommes, sur d’autres femmes, quelque chose qui ne relève pas du domaine de la pensée, un véritable phénomène d’oxygénation du cœur. Ces hommes, ces femmes réalisent que quelque chose d’essentiel à leur vie humaine leur est rendu. »

  • Relire d’anciens Bonheurs du Jour : Savoir où est le Bonheur du Jour.

    Une première personne rappelle ce Bonheur du Jour du 9 avril 2014 et remercie pour cette lecture.
    Au même moment, une deuxième personne qu’on croise par hasard dit se souvenir de ce Bonheur du Jour d'il y a juste un an.
    Et une troisième personne dit, tristement, ne pas savoir où est le bonheur.
    Alors, on propose à tous les lecteurs de ce blog la relecture de la note du 9 avril 2014 :


    Savoir où est le bonheur du jour.

    Même au Printemps, le ciel peut se couvrir et recouvrir comme une chape grise et lourde la vie de chaque jour, rappelant la toute proximité du deuil et de la maladie, de la violence et de la jalousie, de la trahison et de l’abandon ; rendant si proches, trop proches, de petits Edmond Dantès qui voudraient bien tout détruire parce qu’ils ne savent rien créer, et entraîner avec eux dans un chaos terrible l’ensemble des vivants pour ne laisser là que la mort.
    Le temps est lourd. Moite.
    Sentir sa respiration heurtée, violentée, limitée.
    Voir son corps prostré, affaissé comme une poupée de chiffon oubliée dans un coin poussiéreux de souvenirs faux.
    Ne plus maîtriser son cerveau, avide de tours en rond, d’envahissantes ruminations stériles.
    Et cela pourrait durer.
    Cela dure depuis hier, avant-hier, encore avant.
    Cela durerait encore aujourd’hui, encore demain, encore après.
    Mais non, car on se souvient où est le bonheur du jour.
    Il permettra de vaincre.
    Faire appel à toutes les fleurs du monde.
    Faire appel à tous les poètes du monde.
    Faire appel à tous les écrivains du monde.
    Faire appel à tous les peintres du monde.
    Faire appel à tous les chats du monde.
    Faire appel à toutes les recettes de gâteaux du monde.
    Faire appel à tous les amis du monde.
    Et faire appel à Mozart.
    Ecouter le quintette pour clarinette K 622.
    Déposer là la tristesse.
    Simplement la poser.
    Elle est un fardeau si lourd et tellement inutile.
    Poser sa tristesse pour que le regard se relève.
    Pour que l’instant soit présent, l’instant du jour qu’on est en train de vivre, celui où on respire.
    Inspirer, expirer, inspirer, expirer.
    Inspirer.
    Aimer alors Mozart plus que tout, comprendre encore plus aujourd’hui qu’hier combien il a dû souffrir. Combien de fois a-t-il été si triste qu’il a dû avoir envie de s’arrêter là, de jeter autour de lui des mots de haine ou des chaises ou je ne sais quoi.
    Mais non.
    Il a offert sa tristesse à 7 notes de musique.
    Et il a créé un monde infini et fort, plus fort que tout, tellement vivant, tellement fécond.
    Se relever alors.
    Sortir le petit carnet et écrire.