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dans la cuisine

  • La pâte brisée.


    Lors du goûter du Club des cousettes, on se régale d’une tarte aux pommes.
    - Tout est fait maison, dit S., hôtesse charmante et raffinée. La pâte aussi.
    Tout le monde de s’exclamer.
    - Une pâte brisée, c’est tellement simple à faire, renchérit S.
    - Oui, dit-on. 250 gr de farine, 125 gr de beurre, un peu de sel, de l’eau.
    - Ah non, reprend S., moi je mets 200 gr de farine et 100 gr de beurre, du sel et de l’eau aussi, bien sûr.
    Tout en faisant tinter les petites cuillères en argent contre la porcelaine des tasses à thé remplies d’Earl Grey, s’engage alors une discussion pour confronter les proportions. Certaines sont dans le clan des 250 gr de farine et 125 gr de beurre ; d’autres dans celui des 200 gr de farine et 100 gr de beurre, jusqu’à ce qu’une petite voix fasse entendre qu’il lui arrive de mélanger beurre et huile.
    - Dans la pâte brisée ? ! s’exclame le chœur des cousettes.
    - Euh…. Oui.
    Et une autre raconte que, dans son enfance, on mettait même du saindoux.
    Tout à trac, S., se lève, va dans sa cuisine, revient avec un gros livre. Elle précise qu’il s’agit de son livre de cuisine, qui lui vient de sa belle-mère, celle-ci le lui ayant offert alors qu’elle était toute jeune mariée. Il date de 1932. L’ouvrant à la page pâte brisée, elle lit :
    - « 200 gr de farine, 100 gr de beurre. On peut penser quand même que Ginette Mathiot sait ce qu’elle fait ! »
    Si Ginette le dit….
    On reprend un peu de tarte et chacune d’exprimer combien elle est succulente, et d’ailleurs, on note la recette sur des dos d’enveloppes. On parlera un autre jour des pommes...

  • Oignon piqué de clous de girofle.

    Mettre la soupe à cuire est un rituel apaisant, hiver comme été. On a coupé les oignons, les carottes, les pommes de terre, le poireau et le bouquet de coriandre. Il reste un oignon dans le saladier, un peu seul désormais. On est en train de lui promettre de rapporter au plus vite d’autres congénères afin qu’il soit en bonne compagnie quand on se souvient qu’antan, on mettait un oignon piqué de clous de girofle dans la soupe familiale.
    Ni une ni deux, on ouvre le placard et on farfouille dans les épices car il doit bien rester quelques clous après que cet hiver on en ait piqué des oranges pour parfumer la maison. Oui, là, dans la petite boîte ronde.
    On pèle l’oignon solitaire. On le pique d’une demi-douzaine de clous. On le pose sur la soupe. On referme le couvercle.
    On se rappelle une leçon de cuisine : penser à le mettre de côté quand on mixera les légumes car les clous y passeraient aussi, et cela serait trop fort.
    Et alors le goût de cet oignon confit posé tout brûlant sur une petite assiette et dont on se partageait les lamelles, revient en bouche.