Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

hôtel de caumont

  • Moisson.

    Entendre les premières cigales.
    Aller à Aix prendre un café dans les salons de l’hôtel de Caumont, visiter une exposition magnifique, « Chefs d’œuvre du Guggenheim, De Manet à Picasso, la collection Thannhauser », y choisir quelques cartes à envoyer, fureter à la librairie Goulard, déjeuner aux Deux Garçons, admirer à l’aller comme au retour la montagne Sainte Victoire.
    Cuisiner une ratatouille, la première de l’année.
    Brosser les chats.
    A la boulangerie, prendre le temps de parler avec le boulanger, un jeune homme qui travaille beaucoup et ne ménage pas sa peine pour offrir à ses clients du bon pain. Le remercier, lui poser des questions sur ses méthodes, l'encourager à poursuivre dans cette voie de la qualité.
    A la pharmacie, prendre le temps de parler avec la pharmacienne qui a vécu une garde un peu difficile.
    A la maison, prendre le temps de parler avec une amie qui a un projet.

  • A l’hôtel de Caumont, avec Turner.

    C’est dit, c’est préparé : on part de bon matin pour Aix-en-Provence, visiter à l’hôtel de Caumont l’exposition Turner et la couleur.
    C’est un éblouissement. Peintes à l’huile ou à l’aquarelle, toutes les toiles sont impressionnantes de vie. Et si on se concentrait très très très fort, peut-être pourrait-on y entrer, et poursuivre le voyage de Turner au milieu des nuages ?
    On prend plein de notes dans le petit carnet, sous le regard amusé parfois d’autres visiteurs. Des titres de toiles, des dates d’invention de couleurs. « Clair de lune bleu sur sable jaune », vers 1840. « Au large du Nore : vent et eau », vers 1845. «Ciel de coucher de soleil rouge et bleu sur la mer », vers 1845. « 1830 : découverte du jaune citron ».
    On reste longtemps devant une vue de Gênes ou une autre de la Ligurie où on aimerait tant retourner.
    Puis, dans le petit salon des Putti, tout en sirotant un café long, on feuillette le catalogue, on choisit à qui envoyer cette carte-là, et puis celle-ci : elles voyageront comme l’a fait le peintre inlassablement dans sa quête de la couleur : « Un rayon suffit à illuminer le monde », disait-il.