J’aime rencontrer des personnes qui travaillent de leurs mains, en contact direct avec la nature : cela me rassure sur le fait que l’essentiel peut perdurer, comme l’alternance du jour et de la nuit, les oiseaux dans le ciel, les marées, etc. Ainsi des apiculteurs.
Je suis allée en rencontrer certains à Abeilles en Seyne à Fabregas, près de la forêt.
Miel de thym, miel du maquis, miel de lavande, miel d’acacia.
Teintes ambrées ou d’ocre ou de terres.
Les pots posés sur un étal fait d’une planche et de tréteaux, étiquetés du nom du miel et aussi de celui de l’apiculteur ou l’apicultrice.
Les mains qui ont travaillé, font goûter quelques gouttelettes sur une petite languette de bois, vont et viennent entre les pots.
Les abeilles auxquelles il est constamment rendu hommage : certains apiculteurs sont intarissables sur elles dont ils parlent comme si elles étaient des membres tant aimés de leur famille.
Je suis repartie avec une belle provision de miels produits tout à côté de chez moi : miel d’acacia, miel crémeux de bruyère blanche (un délice), miel de maquis. Un apiculteur faisant migrer parfois quelques-unes de ses ruches vers une autre région (je ne me souviens plus : l'Auvergne ? le Jura ?), j’ai pu trouver du miel de sapin. Un de mes préférés depuis l’enfance.