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sylvain tesson - Page 3

  • Moisson.

    Partir de bon matin au marché et faire le tour des marchands qu’on aime : des grenades et de la gelée de grenade à la marchande, accessoirement, de légumes qui fait goûter aussi sa gelée de coings ; des dattes ; des gnocchis à la fabrique de pâtes ; de la mâche à la productrice bio ; du parmesan à l’Italien.
    A la librairie Baba Yaga de Sanary, se jeter sur le dernier livre de Sylvain Tesson, Les chemins noirs. Choisir également deux romans de Gilles Legardinier qu’on offrira à quelqu’un qui nous est cher.
    Terminer la couverture rose ; la laver ; la faire sécher bien à plat avant de l’offrir pour une minuscule petite fille qui vient de naître.
    Faire le compte des sous récupérés pour les Restos du Cœur à chaque fois qu’on apporte un gâteau au travail ; la somme est coquette, ça ira.
    S’émerveiller, mais s’en étonner quand même, de ce que l’hibiscus laisse poindre une prochaine fleur.
    Poster un courrier dans une enveloppe bleue.
    Donner, pour un petit garçon, le lit de sa mère qu’on avait depuis longtemps remisé dans un garde meuble.


  • Passer la soirée en side-car avec Sylvain Tesson.


    Passer la soirée à lire Bérézina, de Sylvain Tesson qui donne un magnifique cours d’histoire en allant sur le terrain, ce qu'aurait aimé Freinet. Il dénonce aussi l’absurdité de la guerre, de toute guerre. Et il fait réfléchir, incidemment, sur ce qu’est une bataille ; sur ce pour quoi on se bat ; sur la vie, quoi. Ca sert à ça, l'Histoire.

    Réviser alors son histoire de France tout en se demandant si on pourrait un jour faire autant de kilomètres dans un side-car en plein hiver : l’épopée napoléonienne et ses batailles (se remémorer les noms, les dates, visualiser les pays, les fleuves, etc.) puis, reprendre un vieux Mallet Isaac aux cartes en couleurs qu’on finit par laisser ouvert page 314, sur une illustration intitulée justement « Passage de la Bérésina (sic)». C’est une lithographie d’Adam dont on peut lire ce commentaire : « La gravure peut donner une idée des scènes tragiques qui se déroulèrent au passage de la Bérésina. On aperçoit les deux ponts faits de madriers sur chevalets que les pontonniers du général Eblé, travaillant dans l’eau glacée, avaient réussi à construire. Le passage donna lieu à d’effroyables bousculades. On voyait, dit le comte de Ségur, « une masse profonde, large et confuse d’hommes, de chevaux, de chariots assiéger l’étroite entrée des ponts qu’elle débordait ».