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amandiers en fleurs

  • Les pages du ciel.

    Lundi. Le ciel dans la colline. Il pare les amandiers en fleurs, les oliviers dansants et les restanques claires. Il s’allonge vers la mer et c’est un festival de bleus.
    Mardi. Ciel de vent. Les nuages font la course dans le mistral, mais ils ne rattrapent pas les oiseaux heureux de ces courants d’air qui les portent.
    Mercredi. C’est le ciel à la plage : immense et profond et bien plus large que tout décolleté. On s’y offre.
    Jeudi. Le gris du ciel est sans relief. Il a envahi tout autant les collines que la mer. Les gabians, eux, restent blancs, signes brefs que la clarté existe encore.
    Vendredi. On le regarde à l’est, car on se lève et on ouvre les volets. L’horizon est encore bouché de nuages soit gris soit violets, comme s’ils s’étaient couchés tard et voulaient retarder l’aube. Mais celle-ci est vaillante : elle pousse les nuages sombres de part et d’autre de la lumière du soleil qui s’avance, encore enveloppé d’une gangue de gaze blanche.
    Samedi. Ciel de l’après-midi à la fin du mois de février : pas un nuage, un azur impeccable du nord au sud et de l’est à l’ouest. Cette sobriété rassure, car elle annonce les ciels d’été qui sont assez semblables.

  • Premier bouquet dans la colline.

    Aller marcher dans la colline du côté du Gros Cerveau. Le romarin est en fleurs et offre des touffes succulentes : on en cueille dans un sac en papier pour les prochaines tisanes, mais on garde trois tiges parmi les plus droites pour faire un petit bouquet qu’on garde à la main. Un peu plus loin, des fleurs jaunes font cligner les yeux. On rajoute deux fleurs aux branches de romarin et on se dit que vraiment, le bleu et le jaune, ensemble, c’est tellement joli. Le ciel sans nuage est tout à fait d’accord. Les branches des amandiers également : on laissera les fleurs car elles sont des fruits futurs même si on a bien envie d'en croquer quelques unes.