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amandiers en fleurs

  • Moisson.


    Éprouver beaucoup de contentement à la lecture du recueil d’Etienne Paulin, Là, trouvé par hasard à la médiathèque. « Ce poème il te regarde d’un drôle d’air et dans le blanc des yeux. » On le rendra sans regret puisqu'on pourra l'emprunter à nouveau quand on en aura besoin.
    Après le repas partagé à plusieurs, prendre le temps d’écouter ceux qui ont besoin de parler.
    Regarder le ciel, le matin, tout en fouillis comme peut l’être un lit : des nuages de toutes formes, ronds, longs ou larges et de couleurs variées, voilà du rose bonbon vaporeux, voilà du mauve bien laiteux, voilà du gris soutenu, voilà du bleu comme certains yeux.
    Amener les trois chats, ensemble, chez le vétérinaire qui fait ainsi le tarif « famille nombreuse ».
    Remarquer les premiers amandiers en fleurs, ce qui fait battre le cœur de joie.

  • Les pages du ciel.

    Lundi. Le ciel dans la colline. Il pare les amandiers en fleurs, les oliviers dansants et les restanques claires. Il s’allonge vers la mer et c’est un festival de bleus.
    Mardi. Ciel de vent. Les nuages font la course dans le mistral, mais ils ne rattrapent pas les oiseaux heureux de ces courants d’air qui les portent.
    Mercredi. C’est le ciel à la plage : immense et profond et bien plus large que tout décolleté. On s’y offre.
    Jeudi. Le gris du ciel est sans relief. Il a envahi tout autant les collines que la mer. Les gabians, eux, restent blancs, signes brefs que la clarté existe encore.
    Vendredi. On le regarde à l’est, car on se lève et on ouvre les volets. L’horizon est encore bouché de nuages soit gris soit violets, comme s’ils s’étaient couchés tard et voulaient retarder l’aube. Mais celle-ci est vaillante : elle pousse les nuages sombres de part et d’autre de la lumière du soleil qui s’avance, encore enveloppé d’une gangue de gaze blanche.
    Samedi. Ciel de l’après-midi à la fin du mois de février : pas un nuage, un azur impeccable du nord au sud et de l’est à l’ouest. Cette sobriété rassure, car elle annonce les ciels d’été qui sont assez semblables.