Il y a souvent ces rencontres improbables entre des livres, des mots et une vie.
Ainsi, j’ai retrouvé dans les « Lettres à Mita » de Cristina Campo dont je croyais que les livres m'étaient arrivés par hasard, le mot upomonê que j’avais écrit sur une petite fiche Bristol il y a une bonne trentaine d’années : l’attente patiente.
Je lis ce mot chaque jour depuis puisque la petite fiche est sur mon bureau.
Cela m’a donné une grande disponibilité d’esprit au fur et à mesure des années.
Mais peut-être avais-je pris l’habitude de voir ce mot plutôt que de le lire.
Merci Cristina de m’avoir remise sur le chemin de la philosophe Simone Weil qui utilisait souvent ce mot grec, upomonê : j’ai ressorti tous ses livres que je vais donc reprendre l’un après l’autre.
C’est un peu comme si les livres savaient comment m’aider à avancer sur mon chemin.
simone weil
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Upomonê
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La question du lundi : qu'en pensez-vous ?
Dans la dernière partie de son livre, De l’âme, François Cheng évoque longuement la philosophe Simone Weil et cite des extraits de L’enracinement. Il rappelle que, pour la philosophe, l’homme moderne est un homme déraciné. Prendre conscience de son âme permet de retrouver un enracinement indispensable à la vie.
Justement, en ce moment, on réfléchit beaucoup au sujet des racines. En recopiant cette citation de Simone Weil, on a eu envie de la partager ici et de vous demander ce que vous en pensiez :« Est criminel tout ce qui a pour effet de déraciner un être humain ou d’empêcher qu’il ne prenne racine. »