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SE POSER DES QUESTIONS / La question du lundi

  • La question du lundi. Des cartes.

    Paolo Rumiz raconte dans son livre Appia sa marche le long de cette ancienne voie romaine qui relie Rome au sud de l’Italie. A plusieurs reprises, il évoque l’utilisation des cartes en papier qu’il préfère, de très loin, au GPS. Il en revendique même l’utilisation, d’une façon militante :

    « En l’absence de prothèses électroniques, nous sommes devenus si incapables de bouger que c’est la survie même d’un instinct vital mûri depuis des millénaires qui est en danger…. Aujourd’hui, se déplacer en utilisant des cartes en papier équivaut à faire acte de désobéissance civile…. Je revendique le droit d’écrire ma route en toute liberté, comme un surfeur écrit son chemin entre les vagues. » (1)

    Utilisez-vous encore des cartes en papier pour vous déplacer ? Vous sentez-vous encore capables d’aller d’un endroit à un autre avec seulement quelques indications comme « prendre à droite là où il y a un bosquet d’arbres, juste après le début d’un chemin, mais attention il y a plusieurs chemins, il faut légèrement descendre sur cent mètres – on a l’impression de revenir un peu sur ses pas parce que ça tourne - puis continuer pendant plusieurs kilomètres jusqu’au croisement peu après quelques maisons blanches où il faut prendre à gauche et s’engager alors après une trentaine de mètres sur un petit chemin bordé de ronces…. Etc. »




    Paolo Rumiz, Appia, Ed. Arthaud, 2019, pp. 231/232,

  • La question du lundi. Des déchets.

    Il y a quelques jours sur la corniche de Tamaris et sur la plage des Sablettes, tout près d’ici, donc, une campagne de ramassage des déchets a eu lieu. En allant l’autre jour dans un magasin d’articles de sport, un affichage proposait de participer à une activité similaire sur un autre coin du littoral. On entend souvent aussi parler de personnes qui ramassent les mégots de cigarettes. On rappelle qu’il semblerait qu’un mégot de cigarette pollue jusqu’à 500 litres d’eau et qu’une canette jetée en pleine mer aurait une durée de vie de 100 ans.
    Il semble donc qu’il y ait une prise de conscience de l’incivilité de ceux qui jettent leurs déchets dans la rue, sur les plages, dans la forêt, bref, partout où ils passent ; et que cette prise de conscience soit suivi d’actes citoyens.

    Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà participé à ce genre de manifestation ?