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Bonheur du jour - Page 5

  • Phrase à méditer.

    Dans son livre, La sagesse espiègle, Alexandre Jollien parle de la « machine à mouron » (pp. 73 et 75).
    Le mouron ! On n’avait plus entendu cette expression depuis bien longtemps. Se faire du mouron, se faire des cheveux blancs, se faire du mauvais sang…
    Voici une phrase qui incite à la méditation :

    « La machine à mouron a une mémoire d’éléphant. Elle engrange tout et ne manque pas une occasion de nous resservir l’écho lointain des anciens traumatismes, des blessures mal cicatrisées, ce qui est resté coincé en travers de la gorge. » (p. 75)

    L’expression est juste, pertinente, fulgurante même : quand, tout à coup, ça y est, la rumination commence et que, malgré tous nos efforts, rien n’y fait et ça revient, ça revient, ça revient…
    Mais on s’en souviendra et on s’en servira les jours gris. On dira : « Hé, la machine à mouron ! Arrête un peu ! » Merci Alexandre.

  • La question du lundi : Post-it, soulignements, pliures de pages ?

    Au moment où on rend un livre à la médiathèque, on demande un instant au bibliothécaire car on doit vérifier qu’un post-it ne soit pas resté coincé quelque part. Celui-ci indique qu’il utilise aussi des post-it pour marquer les passages qui l’intéressent. Une dame qui fait la queue également au bureau de prêt précise qu’elle préfère utiliser des bouts de papiers qu’elle découpe dans de vieilles enveloppes – une minimaliste, sans doute. Est alors introduite la distinction entre livres personnels et livres de la bibliothèque, sur lesquels on n’oserait pas marquer la page d’une pliure, ni même, ô sacrilège, souligner quoi que ce soit. (Quoique, cela peut arriver qu’on emprunte un livre sur lequel un indélicat a laissé quelques traces…). Le sujet est approfondi quand on convient qu’on peut, dans un premier temps, utiliser des post-it (ou des morceaux de papier découpés dans des enveloppes usagées) puis, dans un deuxième temps, à la relecture, souligner mais seulement si le livre n’est pas la propriété de la bibliothèque ; s’il l’est, on peut recopier un passage. Hélas, un grincheux du bout de la queue signale qu’il est pressé et on ne peut pas poursuivre sur le sujet fort intéressant aussi de la couleur du post-it et de sa forme la plus adaptée. Mais on se promet de poursuivre lors d’une prochaine visite.

    Cette discussion est à l’origine de la question du lundi : êtes-vous post-it, pliure de page ou soulignements, soulignements au crayon de papier ou au stylo, voire, au stabylo, quand on voulez marquer le passage d’un livre ? Ou tout ça à la fois, pourquoi pas.