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Bonheur du jour - Page 4

  • Passer un moment avec deux jolies grenouilles.


    Alors qu’il fait déjà bien chaud et qu’on a déjà bien marché, c’est bien agréable de rencontrer sur le chemin un joli bassin rond qui offre sa margelle pour un moment de repos. On s’assied donc mais de biais afin de ne pas tourner le dos au bassin, ce qui serait discourtois. On pose le sac sur le gravier. On sort la gourde afin de se désaltérer. On attrape dans la poche le carnet bleu et le crayon de bois. L’eau du bassin est à peine visible : elle a disparu sous une fine couche d’algues d’un parfait vert printemps quand ce n’est pas sous les larges feuilles des nénuphars dont les fleurs offrent au regard des corolles blanches et roses parfaites. Tout est calme est tranquille quand, tout à coup, un léger plouf se fait entendre. Mais, d’où cela vient-il ? Il est bien difficile de se repérer dans tout ce vert ! Là ! Là, oui, là, contre le bord d’une feuille, deux paires d’yeux observent ce qui se passe sur la margelle. On se tient coi en espérant que même le ruban du chapeau saura ne pas se faire remarquer en dansant dans la brise légère. Au bout d’un moment, une grenouille, car oui, c'est bien de grenouilles qu'il s'agit, bondit sur la margelle, tout près. Elle est vraiment, mais alors vraiment ravissante... Après un moment, elle replonge. Plouf ! On ne la voit plus. Plus aucune paire d’yeux à la surface de l’eau non plus. Y a-t-il conciliabule sous l'eau ? Peut-être... On continue à se tenir le plus immobile possible. Et on fait bien, car elle revient. Hop ! Et cette fois-ci, elle est accompagnée d’une comparse tout aussi curieuse et tout aussi mignonne. Hop ! C’est ainsi qu’on passe un moment sur la margelle d’un bassin avec deux grenouilles vertes, des Rainettes brillantes et dodues aux flancs palpitants. On attendra leur départ pour bouger et reprendre la promenade. Le ruban du chapeau qui s’est gentiment tenu tranquille, s’en va du cou où il était resté posé, libéré.

  • Moisson.

    Fêter le premier anniversaire d’un petit bout de chou qui marche presque, déjà…
    Admirer les bougainvillées fuchsias et la clarté de l’eau près de la Villa Pauline de Bandol.
    Faire le pain.
    Etre émue, encore une fois, quand Edmond Dantès sauve de la faillite ce Monsieur Morrel qui fut son patron, un homme tellement honnête et tellement bon.
    S’asseoir sous les pins et sentir le parfum de l’été.
    Regarder une émission qu’on aime braiment bien, Vivre au bout du monde.