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Philosophie du Garde-Fou : Bonheur du jour - Page 2

  • Fragilité/Force : réponses aux commentaires


    Chers amis,
    Merci pour vos commentaires sur la note « Fragilité/force ».
    A demain pour une nouvelle publication.
    Bon début de week end.

    @Barbara : Oui, c’est pareil.
    @Céline : C’est vrai que c’est magique de la voir. Quand je l’ai reçue, déjà, j’ai été éblouie. Et chaque matin, je me réjouis de la voir encore là. Elle vit sa vie tranquillement.
    @Colo : La vie est ainsi faite de force et de fragilité. Mais l’adversité peut-elle démolir définitivement ou bien avons-nous toujours quelque part quelque chose qui va reprendre vie ?
    @Jauneyris : Quel rappel ! Mais oui !
    @Elisabeth : Merci !
    @Claudeleloire : On pense parfois que les puissants sont les plus forts. Dans un certain sens, oui. Mais leur puissance est-elle au service de la vraie vie, soit, de la poésie ?
    @Irène : Merci !
    @Livia : C’est tout un ensemble. Des éléments qu’on ne peut pas séparer les uns des autres.
    @Zoé : C’est ravissant. Bien sûr, elle était plus belle à son arrivée. Mais je la laisse vivre tranquillement, s’effacer tranquillement. J’aime beaucoup le mot « opiniâtre ».
    @Sedna : Comme le roseau.
    @Chêne vert : Sa fabrication reste un mystère merveilleux pour moi. Je ne l’entretiens pas du tout : je la laisse à l’air libre, libre elle-même.
    @Mayalila : Les incendies sont dans le centre-Var, hélas. Terribles. Pour l’instant, chez moi, tout va bien. Merci.
    @Tania : C’est très symbolique, ce fil. Il est si fin et pourtant si solide.
    @Cardamone : Je l’espère, cette descendance. Elle sera peut-être là au prochain printemps.
    @Piro : Il ne s’agit pas d’une couronne, mais d’une guirlande. Et elle est encore là alors qu’effectivement, on a tous pu jouer avec les akènes en soufflant dessus quand nous étions enfants. Elle m’amène sa force, d’une certaine façon.
    @Ecureuil bleu : Ravissante. Très délicate.
    @Béa Kimcat : Elle me comble à chaque regard porté sur elle. C’est une Joie.


  • Chalamov : Mes Bibliothèques

    Je viens de lire d’une traite, puis relu une première fois puis une deuxième fois, « Mes Bibliothèques », de Chalamov.
    C’est un court texte d’une cinquantaine de pages, publié aux éditions Interférences.
    Un hommage aux livres.
    Où qu’on soit, il peut y avoir des livres. Un livre. Deux. Quelques-uns.
    Ces lieux qui sont des bibliothèques, quand on n’a soi-même aucun livre
    parce qu’on est pauvre
    parce qu’on est prisonnier
    parce qu’on vit dans un lieu éloigné de tout.
    Chalamov était pauvre.
    Il fut prisonnier des décennies.
    Libéré, il dut vivre loin de tout.
    C’est ce à quoi j’ai pensé tout d’abord en lisant ce texte : à savoir que même quand il n’y a qu’un seul livre, il peut être une bibliothèque à lui tout seul pour celui que ce seul livre rejoint et accompagne. « Les livres sont ce que nous avons de meilleur en cette vie, ils sont notre immortalité ». (1)



    (1) Chalamov, Mes Bibliothèques, traduit du russe par Sophie Bénech, Ed. Interférences, 1992, p. 53