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Bonheur du jour - Page 2

  • C’est l’automne, Gustav Mahler, le ciel du matin, Aussitôt que la vie.


    Date : C’est l’automne aujourd’hui, comme il est dit sur le calendrier. On fera de la soupe et des pommes au four. Et on ira chercher à la Coopérative agricole une bruyère d’un doux parme clair pour la mettre sur le rebord de la fenêtre.

    Ravissement : La 2ème symphonie de Mahler.

    Contemplation : Le matin très tôt, il est fait nuit encore. Au fil des nuits, la lune après avoir été pleine et resplendissante s’est laissée gagner par l’ombre et elle est désormais un fin croissant. Les étoiles ont assisté à cette transformation sans cesser de briller tout autant et ainsi le ciel est toujours beau au lever.

    Emotion : Merci aux nouveaux lecteurs d’Aussitôt que la vie, ici et là. Qu’ils n’hésitent à faire part de leur ressenti !

  • On est bien.


    Sous les pins, il est bon de s’installer pour tricoter une petite brassière jaune d’or. Le temps est doux, l’ombre agréable, le vent léger. Deux petites filles s’approchent et posent des questions. « Tu fais quoi ? » On répond. Elles regardent le catalogue, touchent les pelotes de laine et l’une d’elles à qui on a dit de faire attention car elle s’est approchée tout près des aiguilles, pointe son index vers la pointe de l’aiguille et l’appuie doucement pour conclure que, oui, c’est pointu. Aussi vite qu’elles sont arrivées, telles des hirondelles, elles repartent. Mais c’est pour mieux revenir quelques instants plus tard, avec d’autres enfants. Filles et garçons volètent tout autour, regardent un catalogue, demandent s’il y en a encore, les prennent, s’assoient par terre, feuillettent, commentent, choisissent des modèles, comparent, racontent des histoires de bébés sœurs ou frères ; deux autres se mettent à ranger les aiguilles, tout d’abord par longueur puis une fois qu’on leur a expliqué qu’elles ont toutes un numéro, reprennent leur rangement, le plus âgé, qui sait déjà lire, prenant la tête des opérations ce qui fait qu’un plus petit décide de mesurer avec le mètre tout ce qui est autour, les troncs des arbres, les cailloux, les pieds, les nez ; une autre reste là après avoir approché une chaise, et s’appuie, et regarde. On est bien, là.