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Gris.

La vie est une suite de moments allant du noir profond au blanc pur, en passant par toute une gamme de gris. Dans cette gamme, plus de teintes qu’il n’y a de notes : gris foncé, menaçant, anthracite, opaque, épais, acier, plomb, épais, tourterelle, clair ou souris… , On va et on vient, on monte et on descend ; et tant qu’on fait cela, on reste en vie.
Le gris, on y a pensé au moment où, lisant Minuit sur le canal San Boldo, le dernier opus des aventures de Brunetti, on le suit sur son trajet matinal pour se rendre à la Questure, s’arrêter prendre un café croissant non seulement chez Ballarin, mais aussi chez Rosa Salva.
On pose alors le livre sur les genoux et on se souvient de la dernière fois qu’on a dégusté un café croissant chez Rosa Salva. A toutes les tables, des Vénitiens et des Italiens surtout, parlant de plus en plus fort au fur et à mesure que les cloches de l’église toute proche sonnaient. On avait pris ses aises sur la chaise, et on avait regardé le ciel : un beau ciel gris de novembre à Venise : on l’avait trouvé onctueux, ce gris, comme le budino qu’on avait dégusté aussi.
Voilà un joli projet : retourner un matin chez Rosa Salva.
Pour l’instant, on continue à suivre Brunetti dans son enquête.


Commentaires

  • Mon ciel du jour est blanc laiteux, signe que le temps change. Alors que l'été indien a régné en maître pendant plus d'une semaine, les prochains jours vont devenir gris, peu à peu. Et ce sera gentiment le mois de novembre. En vous lisant, je rêve de l'Italie. De ses petites ruelles dans ces villes pleine d'histoires, des Italiens exubérants, des senteurs de l'huile d'olive dans certains petits restos. Et j'ai envie de large. Bises alpines.

  • joli projet! moi non plus je ne peux lire sur un endroit comme celui-là sans avoir envie d'y aller :-)

  • La dernière promenade sur les quais de Venise se passait
    en décembre ;
    Quelques heures d'acqua alta puis un ciel rouge à l'aurore
    ou plutôt abricot ...mais il faut rester fidèle à "Venise la rouge" !

    Emmitouflés dans nos longs manteaux, gantés comme
    un vieux vénitien, nous levions les yeux sur un ciel inouï !

    La prochaine fois ce sera en mars...après le carnaval qui
    ne reflète plus le caractère propre de la città :
    Gianni Basso, l'historique imprimeur, en nous conduisant
    à l'église des "Miracoli", se lamentait sur "la taïwanisation"
    de la sérénissime ...

    L'hiver à Venise et notre imaginaire s'enflamme ...
    pour toute la journée !

    Grazie mille, cara amica !

  • D' abord... J'aime bien cette introduction sur les moments de la vie qui revêtent en effet toutes les nuances de gris... Et même parfois du blanc dans le gris foncé... Pour le moment, il fait beau. Chez nous aussi et nos automnes sont splendides....

    J'imagine bien notre ami Brunetti prenant son café sur le chemin de la Questure... Mon premier jour à Venise remonte à il y a bien longtemps. Très traditionnel. En été, avec des visites... La chaleur...

    Puis tant d'années plus tard... Sur les traces de Hugo Pratt, et de Fable de Venise... J'aimais le vaporetto... C'était pendant des jours de semaine. En janvier (il faisait beau), en novembre... Il faisait gris et l'eau montait... J'aurais aimé avoir le temps d'aller jusqu'au Grand hôtel du Lido... Mais l'avion attendait et il fallait rejoindre Venise. Puis l' aéroport...

    Vous donnez en effet envie de relire Donna Leon.

  • Il faut toujours avoir des projets mais il en est de plus simples à réaliser que d'autres...Mais Venise pourquoi pas, on peut toujours en rêver

  • Ce pauvre gris a mauvaise réputation mais il est si loin d’être ennuyeux!
    Un projet à réaliser le plus vite possible.

  • ici, y'a que les cheveux qui sont gris !!.......

  • C'est si gai de retrouver dans un roman un lieu qu'on connaît ! Ce gris-là sourit ;-).

  • ici je me régale des romans situés en Côte d'Opale.......

  • Ici, les voyages se font dans la caboche et dans les pages... et Venise, la verte ou la grise, je la sais avant tout dans les histoires de Donna Leon... et tant qu'on lit cela, on reste en voyage dirait presque madame Bonheur Du Jour !!....... allons, bises grises et, bises arc-en-ciel pour un joyeux café-croissant-miel

  • dans mes listes de lecture future: Laguna Nostra de Dominique Muller, cette Papou si chère !!....... (vous écoutez les Papous Dans la Tête dame Bonheurette??..)

  • Je n'ai jamais rien lu de lui... mais j'imagine bien votre plaisir.
    Ici, le ciel est bleu, avec des nuages qui ressemblent à de gros moutons blancs se faisant la course... C'est rigolo, mais je crains fort qu'ils ne finissent pas cacher le bleu du ciel.

    Passez une douce journée.

  • Les couleurs de la vie, quoi... Loin de la monotonie. Bonne soirée.

  • ...."on avait regardé le ciel : un beau ciel gris de novembre à Venise : on l’avait trouvé onctueux, ce gris, comme le budino qu’on avait dégusté aussi". ...

    ..Gris tourdille, d'ardoise, d'argent, de perle ou taupe... il me sourit le gris de novembre à Venise, moelleux comme un rêve au-dessus de nos têtes.. ; je l'aime dans son élégance non terne, non triste, qui se joue entre le blanc et le noir et apporte sa touche de modernité qui l'accompagne si bien !

  • Un beau texte ce Gris!
    Riche en associations!
    Il m'a fait penser aux toiles de Morandi dans un premier temps.
    L'envie de relire Jaccottet :Le bol du pèlerin (Morandi) est venue dans le second temps
    Et le passage qui va suivre m'a ramené à vous , à votre écriture,et à ce qu' on peut parfois lire entre les lignes.

    "Il y a là quelquefois des couleurs particulièrement austères, hivernales ,de bois et de neige,qui vous font prononcer derechef le beau mot de" patience" ,qui vous font penser à la patience des vieux paysans ou à celle du moine,dans sa robe de bure:un même silence que sous la neige ou entre les murs de chaux d'une cellule;
    La patience qui signifie avoir vécu ,avoir peiné, avoir "tenu":avec modestie ,endurance ,mais sans révolte ,ni indifférence , ni désespoir ;comme si , de cette patience ,on attendait tout de même un enrichissement ;à croire qu'elle permettrait de s'imprégner sourdement de la seule lumière qui compte."

  • L'Italie, je l'ai probablement déjà écrit ici, j'aimerais tant là visiter sous n'importe quel ciel. Votre texte ravive cette envie.

  • J'ai un message pour Solilouve - qui n'a apparemment pas de blogue, mais dit aimer les romans qui se passent en Côte d'Opale... Ce n'est plus vraiment de notre âge, mais cela a fait mes délices à quinze ans, les romans de Claude Campagne... Adieu mes quinze ans et sa suite, "Les enfants de la brume", - Claude Campagne était le pseudo d'un couple, lui, Jean-Louis Dubreuil, qui écrivit beaucoup pour les jeunes, et dans le monde de l'édition (catholique), et son épouse, Brigitte Dubreuil, qui lui a survécu. Ils ont écrit des suites à ces deux romans, longtemps après, mais je les trouve de qualité littéraire moindre, sauf, peut-être, pour le Boulonnais justement "Guillaume ou la mémoire naufragée" ... Certains de leurs livres sont réédités chez Christian Navarro (de même que des nouvelles de Maupassant), C'est à voir ...

  • merci... je vous écris... en catimini.......

  • votre texte est savoureux, on vous suit, on sent le café, l'eau, le croustillant du croissant, doux samedi

  • Voilà encore une fois une belle évocation de la vie et de ses montagnes russes ! Ah, les aventures de Brunetti, découvertes grâce à vous et que j'adore, car elles comblent ma passion pour Venise, que nous partageons. Je vous souhaite beaucoup de projets menant ou pas vers la lagune.

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