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  • Dernière maraude de mimosa de la saison.

    On opère, entre le chemin de la Morvenède et l’avenue Kiesling, ce qui sera sans doute la dernière maraude de mimosa de la saison puisque dans les panicules épaisses aux fleurs plus que dodues apparaissent des signes de flétrissures.
    Après avoir escaladé un petit muret, on arrive à couper une branchette encore claire.
    Tout près, un jasmin d’hiver déploie ses tiges tel une fontaine. On mêle alors mimosa et jasmin d’hiver.
    Et on rentre.

  • Oignon piqué de clous de girofle.

    Mettre la soupe à cuire est un rituel apaisant, hiver comme été. On a coupé les oignons, les carottes, les pommes de terre, le poireau et le bouquet de coriandre. Il reste un oignon dans le saladier, un peu seul désormais. On est en train de lui promettre de rapporter au plus vite d’autres congénères afin qu’il soit en bonne compagnie quand on se souvient qu’antan, on mettait un oignon piqué de clous de girofle dans la soupe familiale.
    Ni une ni deux, on ouvre le placard et on farfouille dans les épices car il doit bien rester quelques clous après que cet hiver on en ait piqué des oranges pour parfumer la maison. Oui, là, dans la petite boîte ronde.
    On pèle l’oignon solitaire. On le pique d’une demi-douzaine de clous. On le pose sur la soupe. On referme le couvercle.
    On se rappelle une leçon de cuisine : penser à le mettre de côté quand on mixera les légumes car les clous y passeraient aussi, et cela serait trop fort.
    Et alors le goût de cet oignon confit posé tout brûlant sur une petite assiette et dont on se partageait les lamelles, revient en bouche.