Le matin, aux Sablettes,
nager longuement, jusqu’à la bouée ; au retour, se sentir vivante bien que fourbue.
Prendre le pain avant de rentrer.
L’après-midi, rester près de celles et de ceux qui ne bougent plus, ou qu’à peine, de leur lieu de vie.
Le mois d’août les laisse encore plus seuls qu’à l’accoutumée et
les regards échangés (il n’y a parfois plus qu’un regard),
les sourires échangés (il n’y a parfois plus qu’un sourire),
les quelques mots qui se répètent (car la mémoire ne dure parfois plus qu’un très court instant),
les quelques pas faits ensemble dans le couloir,
oui, ces petits moments sont aussi des moments de vie car il y a partage :
ces échanges, bancals le plus souvent, sont des éclats d’humanité.
Ils complètent la vie telle qu’elle est avec les va-et-vient
des visites estivales,
des repas de farcis et d’aïoli sous les tonnelles,
des chapeaux qu’on remet sans cesse sur la tête des tout-petits passés maîtres dans l’art de les faire voltiger dans le sable mouillé,
des après-midis au frais qui permettent de papoter depuis le temps qu’on ne s’est pas vu.
plage des sablettes
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Eclats d’humanité
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Les fleurs de la semaine
Après un bon tour sur la plage des Sablettes et avant d’aller chercher le pain, faire un détour par la fleuriste avec qui on parle un moment avant de choisir un bouquet. L’une et l’autre, on s’extasie devant les renoncules, les anémones, les tulipes, les giroflées, les gracieux petits œillets… (c’est un magasin où on peut prendre son temps). Le choix se fait sur un bouquet de renoncules blanches tout en petits boutons bien ronds comme peuvent l’être les petits choux à la crème. Le temps que la fleuriste emballe les fleurs (c’est un magasin où même si on achète une seule rose elle est emballée comme le serait un précieux trésor), on parle pivoines car on attend l’une et l’autre leur prochaine arrivée avec, il faut le reconnaître, une certaine impatience sans pour autant être désobligeantes pour les fleurs ici présentes.
Les renoncules vont aller tenir compagnie aux roses jaunes qui tiennent encore bien et aux tulipes oranges qui se fanent chaque jour un peu plus maintenant mais, même fanées, elles sont ravissantes dans leur manière de faire ployer leurs tiges telles des acrobates et d’effeuiller leurs pétales un à un qu’elles font tomber, petits coupelles, sur le guéridon où elles sont posées, devant la fenêtre car les fleurs ont aussi besoin du ciel.
Aurez-vous de jolies petites fleurs chez vous cette semaine ?