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  • La question du lundi : le répertoire des adresses et des numéros de téléphone.

    L’autre matin, quelqu’un a appelé pour prendre des nouvelles. Quelqu’un de gentil, d’attentionné, et de fidèle. Une relation professionnelle qui, progressivement, s’oriente vers une relation amicale au fil des appels réguliers et même de visites.
    En faisant défiler la liste des contacts sur le téléphone, on se rend bien compte que nombre d’entre eux sont restés silencieux. Alors, pourquoi les garder sous les yeux ? En même temps, on peut peut-être les conserver, au cas où. Alors, on les écrit sur une feuille de papier et on glisse cette feuille de papier dans le carnet d’adresse qu’on utilise depuis toujours et qui est posé près du téléphone fixe, à l’ancienne… Dans ce répertoire, on a non seulement les numéros de téléphone, mais aussi les adresses ; car quelqu’un ne peut-il être qu’un numéro ?

    Et vous, avez-vous encore un répertoire dans lequel vous écrivez nom, adresse, et numéro de téléphone ?

  • Moisson.

    Sur le chemin de la boulangerie, prendre le temps de papoter avec une voisine qui habite un peu plus bas dans la rue ; on la sait seule, avec comme unique compagnon son petit chien de treize ans qu’elle porte souvent dans les bras car il commence à avoir du mal à marcher.
    Prêter à l’infirmière qui vient quasi tous les jours le livre de Bea Johnson, Zéro déchet et en parler avec elle à chaque fois car elle aussi voudrait limiter ses déchets à la maison car, comment faire pour ceux de son travail ? Avec l’infirmière qui vient les autres jours, parler chats.
    Commencer la relecture de La peste, de Camus et se souvenir des personnages ; quand on en rencontre un, au fil des pages, on dit : « ah oui, lui…. ».
    Ecouter Philip Glass, Tissue n°7 pour violoncelle et piano, et Opening. Plusieurs fois.
    Tricoter un bonnet, taille trois mois.
    Regarder une belle émission sur Caravage, dont on ne se souvenait plus qu'il se prénommait Michel Angelo et, après, feuilleter le beau catalogue qu’on avait acheté à Montpellier il y a quelques années.
    Remarquer que l’ipomée commence à avoir de minuscules nouvelles petites feuilles. Les anciennes sont toutes racornies par l’hiver mais on ne sait pas s’il faut les couper.
    Rester un moment, debout, dans le grand soleil lumineux d’une après-midi de mistral, en hiver.