C’est ce qui distingue l’être humain de la machine : la capacité
d’être surpris
de s’émerveiller
d’éprouver de la joie.
C’est ce que j’ai ressenti en apprenant la découverte de deux œuvres de Bach désormais classifiées BWV 1178 et 1179.
Bach est émerveillant, bien sûr, et encore plus quand on peut accéder à des œuvres écrites
quand il avait 20 ans
dont on ne soupçonnait pas l’existence :
un trésor.
Les partitions retrouvées sont de la main d’un de ses élèves qui avait le rôle de copiste : c’est cette écriture qui a fini par en permettre l’authentification formelle.
Une époque où tout se faisait à la main.
L’émerveillement se poursuit quand on peut écouter ces deux chaconnes jouées par des musiciens si heureux de le faire et pour eux-mêmes et pour ceux qui les écouteront.
La Joie aussi signale l’Homme.
joie
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BWV 1178 et 1179
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Il y a toujours des moments qui aident
Il y a toujours des moments qui aident, comme
l’entrée de Robert Badinter au Panthéon ; l’esprit des Lumières existe encore
serrer très fort dans ses bras une amie croisée sur le port, qu’on n’a pas vue depuis vingt ans ; après un instant de silence, se reparler comme si on s’était quitté la veille quand on partageait des moments très forts de Joie et d’Espérance sur lesquels une vie se fonde
tout en rempotant une jolie petite bruyère, se réciter « Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne / Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends/ …. Un bouquet de houx vert de bruyère en fleurs. »