Celui ou celle qui soutient est bien souvent celui ou celle qui est soutenu.
Je l'ai souvent constaté.
Ainsi de moi-même après deux visites à deux dames très âgées immobilisées désormais dans leur lit.
J’ai été accueillie avec joie, par l’une comme par l’autre : un grand sourire, un salut de la main.
De la sollicitude : comment allez-vous ?
Aucune plainte mais des sourires. Et quand j’ai dit à l’une : J’aime bien votre sourire. Elle m’a répondu en souriant : C’est tout ce qu’il me reste !
Et quand je sers un verre d’eau car il faut boire pendant cette grande chaleur, elles s’inquiètent que je ne boive pas assez moi aussi et me font aller chercher un verre pour que nous buvions en même temps.
Leur calme, leur joie, et, je le répète, leur sourire, m’ont donné de la force ainsi que leurs regards.
C’est pour cela que je les ai remerciées avant de partir portant en moi cet élan vital qu’elles ont encore conservé et auquel il me semble que je dois rester fidèle.
joie
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Soutien
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BWV 1178 et 1179
C’est ce qui distingue l’être humain de la machine : la capacité
d’être surpris
de s’émerveiller
d’éprouver de la joie.
C’est ce que j’ai ressenti en apprenant la découverte de deux œuvres de Bach désormais classifiées BWV 1178 et 1179.
Bach est émerveillant, bien sûr, et encore plus quand on peut accéder à des œuvres écrites
quand il avait 20 ans
dont on ne soupçonnait pas l’existence :
un trésor.
Les partitions retrouvées sont de la main d’un de ses élèves qui avait le rôle de copiste : c’est cette écriture qui a fini par en permettre l’authentification formelle.
Une époque où tout se faisait à la main.
L’émerveillement se poursuit quand on peut écouter ces deux chaconnes jouées par des musiciens si heureux de le faire et pour eux-mêmes et pour ceux qui les écouteront.
La Joie aussi signale l’Homme.