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en attendant les barbares

  • Quelques vers de Cavafis, silence choisi, relire, Laure Murat, Oscar Wilde.

    Relire une strophe d’un poème de Cavafis, Mer matinale (1) :

    Ah, m’arrêter ici. A mon tour contempler un peu la nature.
    D’une mer matinale d’un ciel sans nuage
    les bleus étincelants, et le sable jaune ; le tout
    sous une belle et vaste lumière.

    Profiter de vivre dans le silence ; choisi.

    Lire avec beaucoup de plaisir et d’intérêt Relire, enquête sur une passion littéraire, de Laure Murat. Et, oui, partager l’opinion d’Oscar Wilde : « Si l’on ne peut trouver de jouissance à lire et à relire un livre, il n’est d’aucune utilité de le lire ne serait-ce qu’une seule fois. »



    (1) Constantin Cavafis, En attendant les barbares, NRF Poésie/Gallimard, 1992, page 92

  • La question du lundi : leurs voix.

    Un soir où le temps s’allonge et se remplit d’ombres, on se dirige vers le rayon poésie pour reprendre un volume de Constantin Cavafis, poète grec que Laurent Gaudé cite dans son dernier livre, Ecoutez nos défaites.

    On ouvre ce volume.

    On retrouve, justement, ce poème fulgurant :

    « Voix sublimes et bien-aimées
    de ceux qui sont morts, ou de ceux
    qui sont perdus pour nous comme s’ils étaient morts.

    Parfois, elles nous parlent en rêve ;
    parfois, dans la pensée, le cerveau les entend.

    Et avec elles résonnent, pour un instant,
    les accents de la première poésie de notre vie –
    comme une musique qui s’éteint, au loin, dans la nuit. »


    Quelles sont les voix qui pour vous ont les accents de la première poésie de votre vie ? Quelles sont les voix qui vous portent ?