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sue hubbell

  • Trésor.

    Ranger la bibliothèque car les livres vont et viennent. On les sort des rayons, on les feuillette, on les pose sur une table, on les descend dans la salle, on les emmène dans le sac à dos ou le sac à main. On en amène de nouveaux qu’on lit, qu’on annote, qu’on relit et qu’on se décide à mettre enfin sur une étagère à l’endroit qui semble leur convenir : roman, poésie, religion, histoire, art, …
    Au moment où on range Ma vie dans monts, d’Antoine Marcel, près de Thich Nhat Hanh, Edward Abbey, John Haines, Paolo Rumiz, Anselm Grun, d'autres encore et surtout l’incontournable Sue Hubbell, on le feuillette pour retrouver cette jolie phrase qu’on y avait soulignée :

    « Lorsque votre lecture fait vivre un livre, ce n’est plus ce volume inerte au milieu des volumes poussiéreux de la bibliothèque, c’est un trésor. »

  • Passer la soirée avec Sue Hubbel.

    Encore une fois, passer la soirée avec Sue Hubbell, dont le livre Une année à la campagne est sur la table de chevet depuis décembre 1988. S’arrêter sur un des passages qu’on aime bien relire :

    « Comme nombre de mes voisins, je suis pauvre. Je vis avec des revenus bien inférieurs au seuil de pauvreté – bien que je n’aie pas l’impression d’être pauvre lorsque les arbres de Judée et les cornouillers fleurissent en même temps – et quand je voyage, je dois faire attention à la dépense. Je mange le moins possible dans les restaurants, et je dors dans le camion ; je m’arrête dans une gare routière, étale mon sac de couchage sur la banquette avant et dors ainsi, bien au chaud et dans un parfait confort. Le matin, je me lave les dents aux toilettes de station-service et prends un café au restaurant. Lorsque je voyage, les gens ne me remarquent guère et me parlent rarement. Je suis si ordinaire que je passe inaperçue. Si j’étais jeune et jolie, j’attirerais peut-être l’attention. Mais je suis trop vieille pour être jolie, et toujours mal ficelée en plus, je suis donc invisible. Ce qui m’enchante, car je peux m’installer dans un box dans un routier, boire un café et observer sans être observée ». (Ed. Gallimard, page 142).