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La question du lundi. Des cartes.

Paolo Rumiz raconte dans son livre Appia sa marche le long de cette ancienne voie romaine qui relie Rome au sud de l’Italie. A plusieurs reprises, il évoque l’utilisation des cartes en papier qu’il préfère, de très loin, au GPS. Il en revendique même l’utilisation, d’une façon militante :

« En l’absence de prothèses électroniques, nous sommes devenus si incapables de bouger que c’est la survie même d’un instinct vital mûri depuis des millénaires qui est en danger…. Aujourd’hui, se déplacer en utilisant des cartes en papier équivaut à faire acte de désobéissance civile…. Je revendique le droit d’écrire ma route en toute liberté, comme un surfeur écrit son chemin entre les vagues. » (1)

Utilisez-vous encore des cartes en papier pour vous déplacer ? Vous sentez-vous encore capables d’aller d’un endroit à un autre avec seulement quelques indications comme « prendre à droite là où il y a un bosquet d’arbres, juste après le début d’un chemin, mais attention il y a plusieurs chemins, il faut légèrement descendre sur cent mètres – on a l’impression de revenir un peu sur ses pas parce que ça tourne - puis continuer pendant plusieurs kilomètres jusqu’au croisement peu après quelques maisons blanches où il faut prendre à gauche et s’engager alors après une trentaine de mètres sur un petit chemin bordé de ronces…. Etc. »




Paolo Rumiz, Appia, Ed. Arthaud, 2019, pp. 231/232,

Commentaires

  • Récemment, sur les chemins "blancs" de Toscane, nous avons dû
    suivre les explications humaines car le GPS était devenu inopérant :
    un vrai jeu de piste typiquement italien avec le rythme de la langue
    mais surtout avec "le mani" !
    Un plaisir démodé inimitable !

    Belle semaine sur nos chemins de promenade !

  • Voici ce que j'écrivais en 2009, relatant un tour de France en bicyclette :
    "Un convive du repas du soir au gîte d'étape tente de me convaincre de l'utilité d'un GPS. J'explique que la carte en papier offre bien plus d'informations utiles et de "distractions" au randonneur qu'un petit écran électronique rectangulaire de quelques centimètres de haute technologie. Je n'ai volontairement rien d'autre à lire pendant de nombreuses heures de vélo qu'un paysage qui défile sous mes yeux et sa représentation sur une carte posée à plat devant moi. Celle-ci m'offre un rectangle de 25 x 22 cm soit 50 km x 44 km. Je peux en temps réel reconnaître et nommer une crête, un sommet, un cours d'eau, un village, un lac, un col, une forêt, un carrefour, un site remarquable, choisir de le traverser, le contourner, le longer, m'y arrêter. Je suis capable de pointer sur la carte à tout instant l'endroit précis où je suis, même si j'en ignore des coordonnées qui ne me seraient d'aucune utilité. Que le GPS soit nécessaire au représentant de commerce, au chauffeur routier, certes, peut-être ; mais au cyclo randonneur il n'est qu'un gadget inutile..."
    Que ce soit à pied ou bien à vélo, pour 1 journée ou pour 1 mois, je ne conçois pas de me balader sans carte, ou "topo".
    Bonne semaine et merci pour ces questions du lundi

  • Tu vas rire et tu auras raison car nous en rions depuis plus de 40 ans; carte papier et/ou GPS, nous nous perdons toujours et partout, un cas désespéré.
    Ah ce n'est pas faute de connaissances cartographiques, juste que quand il faut prendre une toute petite décision, entre le sentier qui contourne le chêne par la droite ou celui qui serpente un peu plus au centre, nous prenons toujours la mauvaise décision.
    Dans la voiture, toujours une carte papier...on ne sait jamais:-)
    Bonne journée Marie, un beso.

  • Je suis amoureuse des cartes (et géographe de formation) ! Je n'utilise jamais un GPS, même si quand je suis au volant de ma voiture, seule, en train de chercher une adresse, c'est parfois compliqué.
    Mais la perception de l'espace et du paysage passe pour moi par le papier, par la visualisation d'ensemble qui est la première chose que l'on perd avec le GPS. Et quelle richesse de renseignements dans une "simple" carte au 25 000 ème !
    J'ai lu récemment que l'usage du GPS faisait s'atrophier la zone du cerveau dédiée à la spatialisation. Quelle horreur !

  • Je n'ai pas le sens de l'orientation, avec une carte papier, je prends toujours la direction opposée à celle que je devrais prendre, ... Le GPS me trompe aussi quelques fois... heureusement que M. Tanette sait s'orienter mieux que moi...

  • Je crois que le sens de l'orientation est souvent une invention des hommes pour dire que nous n'en avons pas. C'est gérable- mais bien sûr dans un pays ou une ville tout à fait inconnus... il faut les bons outils et y aller doucement...

  • Carte en papier pour tous nos voyages en voiture. Je repère des lieux remarquables, sais où je me rends avec plusieurs alternatives possibles. Ne suis dépendante d'aucune source d'énergie comme un gps… et puis on aime se perdre et se retrouver avec une carte dans les mains.

  • J'utilise les deux: le GPS lorsque je recherche une adresse dans une ville inconnue, car sinon je dois m'arreter tous les 50m pour regarder la carte.... et la carte en voyage lorsque j'ai tout mon temps. J'aime infiniment les cartes: c'est le support ideal pour prévoir (et rêver!) ses futurs voyages...Bonne journée à toutes et tous!

  • Hélas aux RV de l'histoire à blois je n'ai pu assister à la présentation de ce livre avec l'auteur bien sûr, accompagné par une blogueuse du coin
    Bref, dans ma voiture, vieil atlas de plus de 20 ans et pas de GPS. S'il le faut, je passe à une ancienne méthode, dite 'je baisse la vitre et demande à l'autochtone' (s'il y en a)

  • Pour faire la partie française du chemin de St Jacques, je n'ai utilisé que du papier, pas de cartes au 1/25000, il en aurait fallu des tonnes, mais des livrets papiers d'accompagnement qui décrivent plus ou moins bien le parcours (ceci dit il est très bien balisé). Il m'est arrivé quand même de faire 1 h de marche pour rien.
    Pour la partie espagnole, aucun problème, on ne peut pas vraiment se perdre (sauf en ville).
    Par contre, quand on voyage avec sac à dos, on a envie d'être le plus léger possible et il faut bien reconnaître que le GPS peut être très utile, surtout quand on veut prendre quelques raccourcis. C'est vrai qu'on devient super dépendant des machines programmées et c'est regrettable. De même qu'on continue à faire apprendre aux enfants les tables de multiplications, il faudrait leur apprendre comment se servir d'une carte : une machine peut tomber en panne (une carte peut prendre l'eau aussi).

  • en balade dans des villes inconnues, je suis la seule à avoir mon "plan papier", les autres touristes ont le nez sur leur smartphone ;-)
    en voiture aussi, si le GPS te lâche, que feras-tu?
    car il te lâchera! ça m'est arrivé en Italie ;-)

  • J'utilise les deux bien que je ne conduise pas ;-) j'accompagne. J'aime bien les cartes... le GPS ne dit pas par où il compte aller et ses volontés sont plus impénétrables que celles de Dieu. En ville j'utilise aussi un plan ou le mini gps du smartphone car j'ai moins à porter. Il y a des quartiers qui ont été également privatisés... donc le gps est inutile. Et sa voix énervante. En cas de doute je m'oriente aussi par rapport aux points cardinaux.

    Mais les explications d'un quidam ça je ne les retiens pas. Un jour au fin fond d'une commune flamande on s'est adressés à un présumé autochtone, sauf qu'il était polonais et ne parlait pas un mot de français. ...

    On a beaucoup ri.

    J'aime beaucoup la cartographie... j'ai suivi des cours d'urbanisme ;-)

  • … vive le monde de papier !!… rêver les chemins buissonniers, se perdre, se retrouver !!… ici, pas de voix ni de voie virtuelles… et, si si,, je sais m'orienter, même si parfois je fais des demi-tours de tête 'torticoliesques' face à la carte pour mieux me repérer !!

  • Pour les grands périples, nous utilisons toujours des cartes en papier du GIGN, elles sont remarquables.
    Belle journée

  • Le GPS rend des services formidables en véhicule mais.... on perd le nord. SI on a le plan géographique en tête, il ne sert plus. Je veux dire qu'à l'arrivée, je suis bien en peine de dire géographiquement où je suis par rapport à l'endroit que j'ai quitté (sans regarder la vraie carte).
    À pied j'utilise rarement les cartes traditionnelles en papier. J'ai l'habitude d'étudier les cartes des endroits à visiter sur ordi avant de partir et fait des copies pour écran de tablette. Je n'ai pas de smartphone donc pas de GPS quand je vais à pied, ma compagne non plus.

  • Je n'ai pas de GPS, donc j'utilise une carte. Quel plaisir de chercher sur un atlas routier un itinéraire.
    bonne fin de journée.

  • Je ne me sers jamais de GPS, je n'ai recours qu'aux bonnes vieilles cartes .. et je me perds moins que la plupart de mon entourage à l'équipement dernier cri. J'ai remarqué qu'en ville, plus personne ne demande sa route. Ils ont tous les yeux fixés sur leur téléphone, je trouve ça triste.

  • J'adore les cartes .... elles sont la porte ouverte sur le rêve et l'imaginaire... Elles sont toujours utilisée à la campagne... ou sur les trajets. Mais en ville le GPS sauve de bien des situations embarrassantes...même s'il n'est pas tout à fait à jour. Belle journée à toi.

  • Bonjour,

    Je suis adepte du repérage préalable ! J'utilise pour ce faire volontiers un plan sur papier, mais également les cartes-photos par satellite que l'informatique nous offre. Quand je pars en vacances, j'étudie, longtemps avant le départ, la topographie de la région, jusqu'à la connaître et me passer (au maximum) de carte une fois sur place. Je n'utilise in fine pas ou très rarement le GPS, uniquement en voiture quand j'ai un rendez-vous précis à honorer et qu'il m'est impossible de prévoir une marge confortable.

    Je vous souhaite une belle journée, une belle semaine.
    La pluie s'en vient, s'en va, s'en revient, et c'est tant mieux.

    Geontran.

  • Comme je suis nulle en orientation au risque de me perdre dans mon couloir, j'applaudis des deux mains le progrès quant aux GPS. Ils se trompent aussi mais pour moi, c'est une sécurité lorsque je dois aller sur une adresse inconnue.

  • OUi, c'est ce qu'on utilise principalement. Cela permet de voir ce qu'il y a autour… les petites villes, les détours, les dénivelés… J'ai toujours un peu de mal à les replier mais qu'importe!!

  • J'aimais bien les cartes mais j'ai un GPS dans ma voiture et je ne vois pas pourquoi je m'en priverais. Au temps des cartes je conduisais et ma femme m'indiquais le chemin. C'était l'occasion de disputes. Maintenant je crie sur le GPS !

  • Le GPS m'a délivrée du stress en voiture (et des rouspétances du chauffeur quand je ne conduis pas), mais nous aimons encore disposer d'une carte pour choisir un bel itinéraire en voyage et pour mieux situer les endroits les uns par rapport aux autres.
    Pour les promenades pédestres, j'aime beaucoup disposer d'un petit texte décrivant le chemin - ça me parle même plus qu'une carte, même si celle-ci s'impose pour une randonnée.

  • Le GPS, souvent en voiture, surtout dans les grandes villes et si je conduis. Par contre je préfère les cartes pour les randonnées et même pour les parcours routiers.

  • Je regarde d'abord sur un plan ou sur une carte où se trouve l'endroit où je veux arriver et quand cela devient un peu compliqué , je mets le GPS . Je n'ai pas vraiment le sens de l'orientation et je me perds souvent mais je suis habituée alors je prévois toujours un peu large comme temps!

  • c'est Philippe, le conducteur, qui ne jure lui aussi que par les cartes papiers ... pourtant quand il nous arrive de nous perdre, il est "bon" de se servir du GPS !
    je trouve cette invention très pratique qui nous libère l'attention sur l'essentiel ... la sécurité ...
    amitié .

  • Pour un rendez-vous et être à l'heure, j'utilise le GPS dans la voiture sinon pour les randonnées, c'est la carte sous plastique au cas où la pluie s'inviterait.
    Douce fin de journée.

  • j'ai les deux GPS pour la voiture + carte. Sinon dire prendre à droite et à gauche, puis plus loin, n'est pas d'une grande fiabilité. Moi même je me rends compte en renseignant les personnes qui demandent leur chemin, que j'oublie souvent de signaler une intersection.
    Ensuite en regardant sur via michelin ou mappy, je tripatouille pas mal pour faire "mon" trajet. Pendant longtemps c'est moi qui était le guide en voiture (encore même avec le gps)
    Bises

  • Nous, mon époux et moi-même utilisons les deux. Nous regardons d'abord une carte papier, décidons d'une destination, programmons le GPS. Ma carte papier sur les genoux, la vue étant plus large, nous faisons varier l'itinéraire proposé au fil du voyage... Les deux me semblent très utiles et complémentaires. Belle soirée Marie , à bientôt. brigitte

  • J'adore le GPS, ça a changé ma vie. Ça te donne en temps réel les bouchons, les déviations, les stations d'essence etc... C'est l'outil rêvé pour la voiture.
    En revanche, en montagne, la carte d'état major est beaucoup plus fiable : pas besoin de connexion pour qu'elle fonctionne
    Pourquoi opposer l'un à l'autre, ou choisir ? Les deux ont leurs avantages, et c'est une richesse
    Bisous
     •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

  • et oui j'utilise encore des cartes ...mais c'est de plus en plus difficile d'en trouver
    de récentes ....je suis d'accord avec lui
    besos
    tilk

  • J'utilise un peu les deux et j'apprends à mon fils à se servir des versions papiers …
    Je viens de finir "Le mas Theotime" d'Henri Bosco et son écriture, son univers m'ont souvent fait penser à votre blog. Très belle lecture qui évoque un monde englouti.

  • Pas de GPS, ni smartphone chez moi, comme ça pas de question à se poser, c'est carte papier et c'est tout. D'autant plus que je suis une amoureuse des cartes, des plans, des dessins de routes, que l'on fait proprement à l'échelle, ou bien de mémoire juste pour soi.
    Et cela même si je me perds tout le temps ou presque dès que je suis seule en voiture... mais pas grave, on fini toujours par trouver son chemin !
    Bises d'une jardinière qui débarque après lu ton commentaire sur ma famille chats ;) Enchantée !

  • ah! j'adore me perdre déjà et aussi utiliser les cartes un peu comme des cartes au trésor et surtout pas d'engins qui me mâchent le plaisir de chercher, belle journée

  • J'aime bien quand j'ai des indications sachant que je n'ai aucun sens de l'orientation... carte, itinéraire papier, je préfère, sauf quand je suis au volant et que le gps me parle, ce qui évite que j'aie à regarder... :)

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